Scanner de haute résolution dans des cas d’asthme quasi fatal : Comparaison de patients atteints d’asthme moyen à sévère et de sujets normaux de contrôle et modifications des anomalies des voies respiratoires dans le suivi d’un traitement par corticostéroïdes. : Young-Mok Lee, MD, PhD ; Jai-Soung Park, MD, PhD ; Jung-Hwa Hwang, MD, PhD ; Sung-Woo Park, MD ; Soo-taek Uh, MD, PhD ; Yong-Hoon Kim, MD, PhD and Choon-Sik Park, MD, PhD
* From the Asthma and Allergy Research Group (Drs. Lee, S-W Park, Uh, Kim, and C-S Park), Department of Radiology (Drs. J-S Park and Hwang), Soonchunhyang University Hospital, Seoul and Bucheon, Korea.
dans Chest. 2004 ;126:1840-1848.
– OJECTIFS
- L’importance de l’inflammation des voies respiratoires et la production excessive de mucus sont impliquées dans la mort due à l’asthme.
- Le scanner de haute résolution peut être utile afin d’observer chez l’asthmatique les anomalies des voies respiratoires de grand calibre mais aussi de petit calibre.
- Le but de cette étude était de clarifier les caractéristiques distinctives au scanner de haute résolution entre l’asthme quasi fatal et l’asthme non quasi fatal et d’évaluer le suivi d’une série de patients atteints d’asthme non quasi fatal.
– METHODES
- Les anomalies des voies respiratoires de gros calibre (épaississement de la paroi bronchique) et celles des voies respiratoires de petit calibre (prédominance des structures centrolobulaires et trapping) ont été mesurées de façon semi-quantitative par scanner de haute résolution sur 24 patients à asthme non quasi fatal, 16 patients à asthme quasi fatal, 16 sujets contrôles.
- De plus, ces anomalies étaient réévaluées après un traitement intensif et à relatif long terme (>6 mois) par corticostéroïdes inhalés.
– RESULTATS
- La prédominance des structures centrolobulaires était observée dans 36% des cas d’asthme léger, dans 70% des cas d’asthme modéré à sévère et dans 100% des cas d’asthme quasi fatal.
- La prédominance des structures centrolobulaires, mais pas l’épaississement des parois bronchiques ni des zones d’air « trappé », était significativement augmentée dans l’asthme quasi fatal comparativement à l’asthme léger ou modéré à sévère (p<0,05), alors que l’épaississement des parois bronchiques et la prédominance des structures centrolobulaires étaient significativement diminués dans les cas d’asthme non fatal.
- Ces anomalies des petites voies respiratoires étaient partiellement réversibles dans les deux groupes.
- La prédominance résiduelle des structures centrolobulaires après un traitement par corticostéroïdes inhalés au long cours était significativement plus marquée dans les cas d’asthme quasi fatal que dans les cas d’asthme non quasi fatal.
– CONCLUSIONS
- Les résultats de notre étude indiquent que l’importance des anomalies des voies respiratoires de petit calibre peut être associée à l’asthme quasi fatal et que ces anomalies sont partiellement réversibles après un contrôle satisfaisant des symptômes asthmatiques.
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