Exposition aux animaux domestiques au domicile et résultats des IgE totales et de la sensibilisation à l’âge de 18 ans : Ganesa Wegienka, PhD
* Department of Biostatistics and Research Epidemiology, Henry Ford Hospital, Detroit, Mich, Christine Cole Johnson, PhD* Department of Biostatistics and Research Epidemiology, Henry Ford Hospital, Detroit, Mich , Suzanne Havstad, MA* Department of Biostatistics and Research Epidemiology, Henry Ford Hospital, Detroit, Mich , Dennis R. Ownby, MD * Medical College of Georgia, Augusta, Ga , Edward M. Zoratti, MD
dans The Journal of Allergy and Clinical Immunology
Volume 126, Issue 2 , Pages 274-279.e5, August 2010
– Contexte :
- On a montré qu’une exposition précoce aux animaux domestiques était protectrice vis-à-vis de la sensibilisation allergique dans l’enfance.
– Objectifs :
- Nous avons cherché à évaluer l’association entre l’exposition précoce aux animaux domestiques et la sensibilisation à l’âge de 18 ans.
– Méthodes :
- Des adolescents ayant été enrôlés dans l’étude de cohorte de naissance sur l’Etude de l’Allergie dans l’Enfance à Détroit en 1987-1989 ont été contactés à l’âge de 18 ans.
- Les taux d’IgE totales, d’IgE spécifiques de 7 allergènes communs (acarien de poussière, chat, chien, ambrosia, pollen de phléole, Alternaria species et arachide) ont été mesurés à l’âge de 18 ans ; l’atopie a été définie par la présence d’un taux quelconque d’IgE ≥ 0.35 kU/L.
- Les résultats des entretiens annuels menés depuis l’enfance ont été utilisés pour déterminer l’exposition précoce au chat ou au chien à l’intérieur du domicile (présence de celui-ci au moins 50% du temps dans la maison).
- L’exposition a été différenciée selon différents critères : première année, durée cumulée dans la vie, groupes d’âge mais aussi nombre d’animaux de compagnie.
– Résultats :
- L’exposition au chat ou au chien dans la première année de vie n’a pas été associée à l’atopie (risque relatif, 0.97 ; IC 95% CI, 0.83-1.12).
- Ceux qui ont vécu avec des animaux de compagnie dans la première année de vie et qui étaient atopiques à 18 ans avaient des taux d’IgE totales plus bas.
- Ni l’exposition cumulée, ni l’exposition à un âge particulier n’ont été fortement et systématiquement associées avec un résultat quelconque.
- Quoique non statistiquement significative, il y avait une tendance à la baisse du risque de sensibilisation parmi ceux qui avaient au moins 2 animaux domestiques par rapport à ceux n’en possédant pas dans la première année de vie.
– Conclusions :
- Une exposition précoce aux animaux de compagnie peut être associée avec des taux abaissés d’IgE totales parmi les sujets atopiques mais n’est pas fortement associée à une décroissance de la probabilité d’une sensibilisation aux aéroallergènes communs à l’âge de 18 ans.
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