Corrélations physiologiques de l’inflammation pulmonaire distale dans l’asthme. : E. Rand Sutherland, MD, MPH *
Richard J. Martin, MD
Russell P. Bowler, MD, PhD Yujun Zhang, PhD
Michael D. Rex, BS
Monica Kraft, MD
From the Department of Medicine, National Jewish Medical and Research Center, and the Division of Pulmonary Sciences and Critical Care Medicine, University of Colorado Health Sciences Center USA
dans JACI June 2004 • Volume 113 • Number 6
– Introduction :
- Le poumon distal est un site inflammatoire important dans l’asthme.
- Le débit expiratoire maximum moyen et le rapport des débits expiratoires sont sensés refléter la fonction du poumon distal.
– Objectif de l’étude :
- Les auteurs ont obtenu des biopsies transbronchiques contemporaines d’une spiromètrie et d’une plethysmographie pour préciser de façon plus fine les relations entre physiologie et inflammation pulmonaire distale dans l’asthme.
– Méthodologie :
- 10 patients ayant un asthme nocturne persistant sévère avec un VEMS moyen de 2.8 +/- 0.2l et une chute nocturne du VEMS de 22.8% +/- 3.8% ont eu :
- une biopsie transbronchique,
- une spiromètrie avec calculs : du débit expiratoire maximal moyen, du rapport des débits expiratoires maximal/moyen (M/P),
- le calcul des volumes pulmonaires,
- l’ensemble à 4h de l’après midi.
- L’analyse morphométrique a été réalisée après immunochimie pour les éosinophiles, les lymphocytes, les macrophages les cellules mastocytaires et les neutrophiles.
– Résultats :
- Le débit expiratoire moyen, le rapport des débits maximum/partiel, le VEMS et la CVF ne sont pas corrélés de façon significative à l’inflammation tissulaire alvéolaire.
- Cependant, le degré d’éosinophilie de l’inflammation alvéolaire est corrélé de façon significative et positive à la fois à la capacité pulmonaire totale (Spearman =0.70 ; P=.03) et au volume gazeux thoracique ( =0.62 ; P=.05).
- La corrélation entre les éosinophiles et les autres volumes pulmonaires n’est pas observée.
- Les autres types cellulaires inflammatoires ne sont pas corrélés aux volumes pulmonaires.
– Conclusion :
- Les mesures physiologiques proposées d’étude de la fonction pulmonaire sont très peu corrélées avec des preuves histopathologiques d’inflammation pulmonaire distale.
- Les mesures des volumes pulmonaires sont plus souvent le reflet de l’inflammation éosinophile distale.
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