Contact durant l’enfance avec les animaux domestiques et asthme de l’adulte et rhume des foins : « European Community Respiratory Health Survey ». : Cecilie Svanes, MD, PhDab Joachim Heinrich, PhDc Deborah Jarvis, MFPHMd
Susan Chinn, MAd Ernst Omenaas, MD, PhDa
Amund Gulsvik, MD, PhDa Nino Künzli, MD, PhDe Peter Burney, MDd Bergen, Norway, Neuherberg, Germany, London, United Kingdom, Basel, Switzerland, and Los Angeles, Calif dans JACI August 2003 • Volume 112 • Number 2
– CONTEXTE. L’effet protecteur ou promoteur de l’allergie du fait du contact précoce avec les animaux domestiques reste peu clair.
– OBJECTIF. Notre but était d’examiner les effets du contact précoce avec les animaux domestiques dans l’enfance sur les manifestations d’allergie à l’âge adulte dans une grande étude de population internationale, incluant information sur la sensibilisation, le contact avec les animaux domestiques à l’âge adulte et la prévalence des animaux domestiques dans la population.
– METHODES. Nous avons eu recours à un interrogatoire structuré (n=18530) et au dosage des IgE sériques spécifiques des aéroallergènes communs (n=13932) provenant de l’Étude sur la Santé Respiratoire dans la Communauté Européenne (European Community Respiratory Health Survey, ECRHS) pour analyser l’association entre le fait d’être au contact d’animaux domestique et l’asthme de l’adulte et le rhume des foins.
– RESULTATS.
* Le contact avec les chats durant l’enfance était associé avec l’asthme uniquement parmi les sujets atopiques, cette association variaient en fonction des centres et était plus importante où les chats étaient moins présents.
* La possession d’un chien durant l’enfance ou à l’âge adulte était associée à l’asthme parmi les sujets non atopiques.
* Chez les sujets atopiques, ceux qui possédaient des chiens durant l’enfance avaient moins de rhume des foins et pas d’augmentation du risque d’asthme.
* Les symptômes respiratoires étaient plus courants chez les sujets qui avaient eu des oiseaux durant l’enfance indépendamment de la sensibilisation.
– CONCLUSIONS.
* L’effet du contact avec les animaux domestiques durant l’enfance est variable en fonction du type d’animal, de la sensibilisation allergique individuelle et de l’importance de l’exposition allergénique environnementale.
* La possession d’un chat dans l’enfance était associée à plus d’asthme chez les adultes sensibilisés qui ont grandi dans une zone de faible prévalence de la présence de chats.
* La possession de chiens durant l’enfance semblerait protéger contre les manifestations allergiques de l’adulte mais promouvoir l’asthme non allergique.
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