Risque d’admission à l’hôpital pour maladie obstructive chronique pulmonaire suivant l’arrêt ou la diminution du tabac : étude sur une population danoise. : N S Godtfredsen1, J Vestbo2, M Osler3 and E Prescott1 1 The Copenhagen Centre for Prospective Population Studies, Danish Epidemiology Science Centre at the Institute of Preventive Medicine, Copenhagen University Hospital, Denmark 2 Department of Respiratory Medicine, Hvidovre University Hospital, Denmark 3 Department of Social Medicine and Psychosocial Health, Institute of Public Health, University of Copenhagen, Denmark dans Thorax 2002 ;57:967-972
– Objet : on connaît peu de choses au sujet de l’effet des changements d’habitudes tabagiques sur le risque ultérieur de maladie chronique obstructive pulmonaire ( COPD).
– Le but de cette étude était de rechercher la relation entre l’arrêt du tabac ou la réduction de consommation et les admissions à l’hôpital pour COPD dans un échantillon de la population générale.
– Méthodes :
* au total 19 709 participants provenant de 3 études prospectives à Copenhague ont été suivis par l’enregistrement des dates de première admission à l’hôpital pour COPD jusqu’en 1998 ( la moyenne de suivi étant de 14 ans).
* Les gros fumeurs (> 15 cigarettes /jour) qui ont réduit leur consommation tabagique d’au moins 50 % entre les deux consultations initiales sans arrêter complètement, et les fumeurs qui ont arrêté de fumer pendant cette même période, ont été comparés avec les gros fumeurs qui ont continué à fumer .
– Résultats :
* pendant la période de suivi 1260 sujets ( 741 hommes et 519 femmes) ont été admis à l’hôpital pour une maladie pulmonaire obstructive chronique.
* Après ajustement de différentes variables, l’arrêt du tabac était associé à une diminution significative du risque d’admission à l’hôpital. Le risque relatif était de 0.57 ( intervalle de confiance 95 % / 0.33 0 0.99).
* Ceux qui ont réduit leur consommation n’ont pas montré de diminution significative du risque d’hospitalisation, par rapport aux gros fumeurs qui ont continué à fumer.
* L’exclusion de certains cas pendant les 5 premières années de l’étude, l’adaptation détaillée de la fonction respiratoire, ou l’exclusion de l’analyse des participants avec une fonction respiratoire altérée, ne modifie pas la tendance observée dans cette étude.
– Conclusions : l’arrêt du tabagisme est associé à la réduction du risque de pathologie pulmonaire chronique obstructive d’environ 40 % ; le bénéfice de la diminution de la consommation tabagique est douteux.
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