Anaphylaxie dans la population : ce que nous apprennent les survivants. : F. Estelle R. Simons, MD, FRCPC, FAAAAIaCorresponding Author Informationemail address, Sunday Clark, MPH, ScDb, Carlos A. Camargo Jr., MD, DrPH, FAAAA
a Departments of Pediatrics & Child Health and Immunology, CIHR National Training Program in Allergy and Asthma, Faculty of Medicine, University of Manit
b Department of Medicine, University of Pittsburgh Medical Center, Pittsburgh, Pa
c Department of Emergency Medicine and the Division of Rheumatology, Allergy, and Immunology, Department of Medicine, Massachusetts General Hospital, Harvard Medical School, Boston, Mass
dans JACI Volume 124, Issue 2, Pages 301-306 (August 2009)
– Contexte :
- La plupart des études de population sur l’anaphylaxie sont axées sur les personnes à risque qui ont pu ou pas, connaître des réactions anaphylactiques.
– Objectif :
- Nous avons cherché à nous concentrer sur les survivants de l’anaphylaxie dans la population et de leurs expériences dans l’utilisation ou non d’un auto-injecteur d’adrénaline en urgence.
– Méthodes :
- Une enquête par courriel a été réalisée.
- Les réponses étaient anonymes et sans traçabilité afin de ne pas permettre d’identifier les sujets.
- L’anaphylaxie était définie comme la réaction allergique la plus grave d’apparition brutale jamais connue des participants ou d’une personne dont ils étaient responsables (c’est à dire un enfant).
- Il y avait 17 questions à choix multiple pour tous les participants avec 16 questions supplémentaires pour les utilisateurs qui ont injecté l’adrénaline soit eux-mêmes ou soit par une autre personne et une question supplémentaire pour les non-utilisateurs.
– Résultats :
- Des 1885 participants, 500 (27 %) avaient recours à l’adrénaline et 1385 (73 %) étaient non-utilisateurs.
- Les groupes étaient similaires pour ce qui concerne l’implication de plusieurs organes (82% vs 78%, P = 0,07) et de nombreux autres aspects de l’anaphylaxie ; toutefois, les utilisateurs d’adrénaline étaient plus susceptibles (p < 0,05) de présenter des symptômes respiratoires ou un chocs ; d’avoir une allergie à l’arachide, au poisson ou aux venins d’hyménoptères ; d’être asthmatique et d’avoir pris des médicaments de l’asthme ou d’avoir reçu une prescription pour ces médicaments le jour de l’épisode.
- Les utilisateurs d’adrénaline ont signalé des problèmes décisionnels pour pratiquer l’injection, la répéter et/ou aller dans un service d’urgence.
- Les non-utilisateurs ont déclaré ne pas avoir injecté l’adrénaline pour diverses raisons, notamment l’utilisation d’un antihistaminique H1 (38%), l’absence prescription d’adrénaline (28%) et/ou un épisode anaphylactique modéré (13 %).
– Conclusions :
- Dans une population composée de 1885 survivants de l’anaphylaxie, le nombre des utilisateurs d’auto-injecteur d’adrénaline en premier recours était surpassé par celui des non-utilisateurs.
- Les connaissances déclarées par les utilisateurs d’adrénaline et les raisons pour lesquelles les non-utilisateurs n’ont pas injecté l’adrénaline sont documentées.
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