Plans écrits de gestion individuelle de l’asthme chez des enfants et des adultes asthmatiques. :Toelle BG, Ram FS dans Cochrane Database Syst Rev 2002 ;(3):CD002171
– CONTEXTE. La non-adhésion aux conseils thérapeutiques est un phénomène fréquent dans l’asthme et doit être prise en compte dans une proportion significative de la morbidité. La surveillance qui inclut l’éducation à l’asthme, l’utilisation d’un plan de gestion et le suivi, a montré une amélioration des résultats, mais, la contribution de ces différents éléments n’a pas été établie.
– OBJECTIFS. Déterminer si la mise à disposition d’un plan écrit d’autogestion de l’asthme augmente l’adhésion et améliore les résultats.
– STRATEGIE. La recherche a été réalisée à partir du registre « Cochrane Airways Groupe trials ». La recherche sur les bases de données utilisait les termes suivants : « action plan » ou « self » ou « self-care » ou « self-management » ou « education » ou « adherence » ou « compliance ». Les auteurs des études incluses étaient contactés concernant des études non publiées ou en devenir de l’être, des bibliographies d’études supplémentaires.
– CRITERES DE SELECTION. Seules les études contrôlées et randomisées concernant des patients asthmatiques étaient prises en compte. Les participants devaient certifier avoir reçu un plan de gestion écrit individuel (symptômes et débit de pointe) précisant les modalités de gestion de l’asthme équilibré et/ou des mesures à prendre en cas d’exacerbation.
– COLLECTE DES DONNEES et ANALYSE. Deux enquêteurs indépendants assuraient la qualité de l’étude et la validité des données.
– RESULTATS. Six études réunissaient les critères d’inclusion. Les plans écrits de gestion étaient basés soit sur le débit de pointe, soit sur les symptômes, lesquels étaient comparés les uns envers les autres et comparés à des plans de gestion non écrits. Les résultats rapportés incluaient : hospitalisation, consultation aux urgences, utilisation de corticoïdes per os, fonction respiratoire, jours perdus d’école ou de travail, visite non programmée chez le médecin et infections respiratoires. Il n’y a pas eu de preuve cohérente que les plans écrits apportaient une amélioration plus importante des patients par rapport aux plans non écrits. Pour quelques résultats, il apparaît un avantage d’un type de plan comparativement à l’autre, mais sans véritable cohérence.
– CONCLUSIONS DES ENQUÊTEURS. Le nombre des études disponibles est trop petit et les résultats trop incohérents pour donner des conclusions valables sur la contribution des plans écrits d’autogestion pour ce qui concerne les effets bénéfiques dans le cadre d’un programme de surveillance de l’asthme.
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