Comparaisons entre les connaissances des parents, l’utilisation des traitements et la sévérité de la dermatite atopique avant et après explication et démonstration des traitements topiques locaux par un infirmière spécialisée en dermatologie. : Cork MJ, Britton J, Butler L, Young S, Murphy R, Keohane SG.
Paediatric Dermatology Clinic, Sheffield Children’s Hospital, Sheffield S10 2TH, U.K. Dermatology-Biomedical Genetics, Division of Genomic Medicine, and Rupert Hallam Department of Dermatology, Royal Hallamshire Hospital, Sheffield S10 2JF, U.K. Department of Dermatology, The General Infirmary at Leeds, Leeds LS1 3EX, U.K. Department of Dermatology, Chesterfield and North Derbyshire Royal Hospital, Calow, Chesterfield S44 5BL, U.K. Milford Dermatology Unit, St Mary’s Hospital, Portsmouth PO3 6AD, U.K.
dans Br J Dermatol. 2003 Sep ;149(3):582-589.
L’échec des parents dans la prise en charge médicale d’une manière qui puisse conduire à un bénéfice médical est un problème majeur.
Un consensus se fait sur l’idée, qu’en moyenne, l’échec du traitement est du pour moitié à un défaut de compliance suffisant et pour une autre moitié à la non observation des traitements proposés.
Ces données se rapportent à des traitements par voie orale. Il y a peu de données concernant le lien entre compliance et concordance des traitements dans la prise en charge d’une affection complexe comme la dermatite atopique.
Les écoles de l’asthme réalisées par des infirmières spécialisées ont montré les bénéfices de ces actions sur l’éducation et l’apprentissage des prises médicamenteuses.
– Objectifs de l’étude : Déterminer les effets d’une éducation et de la démonstration des traitements topiques locaux par une infirmière spécialisée en dermatologie sur les traitements et les soins concernant la dermatite atopique.
– Méthode :
* 51 enfants ayant une dermatite atopique (DA) ont consulté une clinique dermatologique et ont été suivis pendant 1 an.
* A chaque visite, les connaissances des parents sur la dermatite atopique et son traitement ainsi que l’application de ces traitements ont été évalués.
* La sévérité de l’eczéma a été appréciée par le score de sévérité (SASSAD) ainsi que par l’interrogatoire des parents sur le prurit, les troubles du sommeil et l’irritabilité.
* A la première visite, une infirmière spécialisée a donc expliqué et a montré comment utiliser les différents produits topiques.
* Cette éducation a été répétée à chaque visite en fonction des connaissances des parents.
– Résultats :
* à l’état initial, moins de 5% des parents ont reçu ou demandé une explication sur les causes de la dermatite atopique et sur la façon d’appliquer les traitements locaux.
* L’eczéma est mal contrôlé chez tous les enfants (score moyen de 42.9).
* Parmi les enfants, 24% n’ont pas été traités avec des émollients ; la quantité utilisée en moyenne est de 54 g par semaine.
* Parmi les enfants, 25% sont traités d’une façon inadaptée avec des corticoïdes locaux puissants ou très puissants.
* Après un enseignement répété et l’apprentissage de l’application des traitements locaux, il y a une réduction de 89% de la sévérité de la dermatite atopique.
* On observe en moyenne une augmentation de 800% des émollients (à 426 g/semaine) et pas d’augmentation de l’utilisation des corticoïdes, en prenant en compte la puissance et les quantités utilisées.
– Conclusions :
* Cette étude confirme l’importance des infirmières spécialisées en dermatologie pour la prise en charge de la dermatite atopique.
* Elle confirme également l’opinion très répandue aussi bien parmi les patients que les médecins, que le point le plus important dans la prise en charge thérapeutique de la DA est le temps passé pour écouter, expliquer et montrer comment suivre et réaliser les soins.
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