Réponse bronchique à la métacholine et à l’adénosine monophosphate chez des enfants pré-scolaires atopiques et non atopiques présentant un wheezing récurrent. : D. K. Kim, S. H. Choi, J. Yu, Y. Yoo, Y. Y. Koh (2007)
Department of Pediatrics, Seoul National University Hospital, Seoul, Korea, Department of Pediatrics, Dongguk University International Hospital, Goyang, Gyeonggi, Korea and Department of Pediatrics, Korea University Anam Hospital, Seoul, Korea
dans cal & Experimental Allergy 37 (1), 15-21.
– Contexte :
- Il est bien connu que l’atopie est un déterminant majeur d’hyper-réactivité bronchique (HRB) à la fois chez les enfants asthmatiques et chez des enfants asymptomatiques.
- Cependant, les relations entre atopie et HRB n’ont pas été bien étudiées chez les enfants pré-scolaires présentant un wheezing.
- L’HRB est habituellement mesurée par des tests de provocation bronchique utilisant divers stimuli directs et indirects.
– Objectifs :
- Le but de cette étude était d’étudier si des enfants « siffleurs » atopiques et non atopiques présentaient des profils similaires ou différents d’HRB après stimulus directs et indirects.
– Méthodes :
- Des tests de provocation bronchiques à la métacholine et à l’adenosine monophosphate (AMP) (ndlr) étaient réalisés chez des enfants âgés de 4 à 6 ans présentant des sifflements récurrents, en utilisant une méthode d’auscultation modifiée.
- Le « end-point » était défini comme l’apparition de sifflements et/ou d’une désaturation en oxygène.
- L’atopie était définie par la présence chez l’enfant d’au moins une réaction positive en prick test parmi une batterie de 13 pneumallergènes courants, avec réalisation de témoins positifs et négatifs.
– Résultats :
- Une réponse positive à la métacholine (avec concentration de « end-point » ≤ 8 mg/mL) était observée chez 89.3 % (50 / 56) des siffleurs atopiques et chez 83.8 % (31 / 37) des siffleurs non atopiques (p = 0,44 entre les 2 groupes)
- En revanche, la fréquence d’une réponse positive à l’AMP (avec concentration de « end-point » ≤ 200 mg/mL) était significativement plus élevée dans le groupe atopique (47 / 56 ; 83.9 %) par comparaison au groupe non atopique (12 / 37 ; 32.4 % ; p < 0.01).
– Conclusion :
- Alors que la majorité des enfants siffleurs atopiques et non atopiques sont réactifs à la métacholine, on note que les enfants atopiques sont plus réactifs à l’AMP que les sujets non atopiques.
- Ces résultats suggèrent que l’origine des sifflements chez les enfants pré-scolaires correspond à des mécanismes physiopathologiques différents en fonction du terrain atopique ou non atopique.
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