24 mars 2003 ·  · 2487 lectures

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Le lien entre le psychisme et le somatique reste difficile à expliquer bien qu’il semble évident que l’on ne puise concevoir l’homme autrement que comme un tout. Souvent l’asthmatique demande si son affection est psychosomatique. Et si le problème était ailleurs ?

Les adolescents ayant une affection atopique ont une réponse cortisonique atténuée en réponse à un stress induit en laboratoire. : Marianne Z. Wamboldt, MDa,b Mark Laudenslager, PhDb Frederick S. Wamboldt, MDa,b Kim Kelsay, MDa,b John Hewitt, PhDc From the aNational Jewish Medical and Research Center, Denver, Colo ; the bUniversity of Colorado Health Sciences Center, Department of Psychiatry, Denver, Colo ; and the cInstitute for Behavioral Genetics, University of Colorado, Boulder. dans JACI March 2003, part 1 • Volume 111 • Number 3

Les patients ayant des affections allergiques ont des variations de leurs taux de cortisol dans des conditions naturelles ainsi que des réponses cortisoniques différentes lors de situation de stress.

 Objectif de l’étude : Le but principal de ce travail a été d’étudier les variations de fonctionnement de l’axe hypothalamo-hypophysaire chez des adolescents atopiques.

 Méthodes :
* Les patients sont issus d’un échantillon de 202 adolescents (52% de garçons, age moyen : 16.2 ans).
* Le statut atopique a été caractérisé par des tests cutanés et les antécédents cliniques.
* Des échantillons de salive pour des mesures du cortisol ont été obtenus à 4 reprises durant un jour dit normal et à 4 moments selon le protocole du laboratoire.

 Résultats :
* Un tiers de la population étudiée (33%) a une affection atopique, principalement une rhinite allergique ; 39% ont des tests cutanés positifs sans symptômes cliniques ; et 27% n’ont aucun signe de manifestation atopique.
* Il n’y a pas d’effet significatif du statut d’atopie sur le taux de cortisol fait à la maison.
* Par contre une atopie clinique est significativement associée à un taux bas de cortisol mesuré dans des conditions de stress au laboratoire (p<0.05).

 Conclusions : Les adolescents ayant des antécédents d’affection atopique ont une réponse cortisonique diminuée lors d’un stress par rapport à des adolescents avec des tests cutanés positifs seulement ou par rapport à des adolescents non atopiques. Une réponse cortisonique diminuée au stress pourrait permettre de comprendre le lien entre stress et exacerbation des manifestations atopiques.


Le mot de l'allergo

Dans cette étude les auteurs démontrent que les adolescents ayant des manifestations cliniques d’atopie, et non ceux qui sont non atopiques ou seulement sensibilisés, ont une réponse cortisonique diminuée de façon significative au stress.

On a peut-être là une explication à la plus grande fragilité présentée par les allergiques dans des situations de stress comme une infection bactérienne ou virale par exemple.

Cette réponse est-elle primaire ou acquise à la suite de traitements souvent répétés avec des corticoïdes ?

Toujours est-il que ces résultats sont importants à garder en mémoire pour traiter les grandes urgences allergologiques, et il faudra rechercher les signes cliniques d’une insuffisance de réponse cortisonique au stress chez les patients répondant mal aux traitements usuels.

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