Réponse IgE spécifique au Trichophyton et sévérité de l’asthme. : 1. Hirofumi Matsuoka, MD,
2. Akio Niimi, MD, PhD*,
3. Hisako Matsumoto, MD, PhD,
4. Tetsuya Ueda, MD,
5. Masaya Takemura, MD,
6. Masafumi Yamaguchi, MD,
7. Makiko Jinnai, MD,
8. Kojiro Otsuka, MD,
9. Tsuyoshi Oguma, MD,
10. Tomoshi Takeda, MD,
11. Isao Ito, MD, PhD,
12. Kazuo Chin, MD, PhD,
13. Ryoichi Amitani, MD, PhD and
14. Michiaki Mishima, MD, PhD
From the Departments of Respiratory Medicine (Drs. Matsuoka, Niimi, Matsumoto, Ueda, Takemura, Yamaguchi, Jinnai, Otsuka, Oguma, Takeda, Ito, and Mishima) and Respiratory Care and Sleep Control Medicine (Dr. Chin), Graduate School of Medicine, Kyoto University, Kyoto, Japan ; and the Department of Respiratory Medicine (Dr. Amitani), Osaka Red Cross Hospital, Osaka, Japan.
dans CHEST April 2009 vol. 135 no. 4 898-903
– Contexte :
- La sensibilisation au Trichophyton, dermatophyte majeur, a été associée à l’asthme
- Savoir si une telle sensibilisation est généralement associée à la sévérité de l’asthme, comme d’autres moisissures telle qu’Alternaria, est inconnue.
– Méthodes :
- Les auteurs ont comparé 258 patients asthmatiques, classés par sévérité comme légers (n=123), modérés (n=101) ou sévères (n=34), et 114 sujets contrôle sains, par rapport à leur taux d’IgE spécifiques contre Trichophyton rubrum et d’autres pneumallergènes communs (mélange de moisissures, acariens de la poussière, chat, chien, pollen de cèdre du Japon, mélange de graminées et mélange de pollens d’arbres).
– Résultats :
- Le taux d’IgE spécifiques positives au Trichophyton était plus élevé chez les patients avec un asthme modéré (15.8%) que chez les contrôles (7%, p=0.04) et ceux avec un asthme léger (4.9%, p< 0.006), et aussi plus élevé chez les patients avec un asthme sévère (32.4%) que chez les contrôles (p=0.0001), ceux avec un asthme léger (p<0.0001) et ceux avec un asthme modéré (p=0.04), mais il n’était pas différent entre les sujets contrôles et les patients avec un asthme léger
- Les taux de positivité des mélanges de moisissures, du chat et du chien étaient presque invariablement plus élevés dans tous les groupes de patients asthmatiques que chez les contrôles, mais n’était pas différent parmi les patients dans les 3 sous-groupes d’asthme
- Les taux de positivité des autres allergènes ne différait pas dans tous les groupes
- La ré-analyse du taux de positivité des IgE spécifiques au Trichophyton, après exclusion des 52 sujets ayant des taux positifs au mélange de moisissures, montrait une tendance statistique identique à celle de la cohorte d’origine
- Ceci pourrait éliminer l’effet potentiel de réactivité croisée à ces moisissures
- L’analyse multivariée des sous-groupes d’asthme identifiait les IgE spécifiques au Trichophyton comme un déterminant indépendant de la sévérité de l’asthme.
– Conclusion :
- La réponse IgE spécifique au Trichophyton peut être associée à une plus grande sévérité de l’asthme.
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