L’appréciation des niveaux d’IgE spécifiques alimentaires au cours du temps peut prédire le développement de la tolérance dans l’allergie au lait de vache et aux œufs de poule. : Lynette P. C. Shek, MBBS, MRCP a
Lars Soderstrom, MSci, FRSS b
Staffan Ahlstedt, PhD b,c
Kirsten Beyer, MD a
Hugh A. Sampson, MD a
From athe Division of Pediatric Allergy & Immunology and Jaffe Institute for Food Allergy, The Mount Sinai School of Medicine ; bPharmacia AB Diagnostics ; and cthe Institute of Environmental Medicine and Center of Allergy, Karolinska Institute USA
dans JACI August 2004 • Volume 114 • Number 2
– Contexte :
- la majorité des enfants avec une allergie au lait de vache et aux oeufs développe avec le temps une tolérance clinique.
- Cependant il n’y a pas de bons indices pour prédire quand et chez qui ceci apparaît.
– Objectif :
- le but de cette étude a été de déterminer si le suivi des niveaux d’IgE spécifiques alimentaires au cours du temps pouvait être utilisé comme facteur prédictif pour déterminer quand les patients développaient une tolérance clinique.
– Méthodes :
- 88 patients avec une allergie à l’oeuf et 49 patients avec une allergie au lait de vache qui ont suivi des tests de provocations alimentaires répétés en double aveugle contre placebo ont été inclus dans cette étude.
- À l’aide du Pharmacia CAP-system FEIA, des niveaux d’IgE spécifiques (sIgE) du lait de vache et du jaune d’oeuf ont été rétrospectivement déterminés à partir d’échantillons sériques conservés, prélevés au moment des tests de provocations alimentaires.
- Une régression logistique a été utilisée pour évaluer les relations entre le développement d’une tolérance et la diminution des IgE sur une période de temps spécifique entre les deux challenges.
– Résultats :
- 28 des 66 patients allergiques à l’oeuf et 16 des 33 patients allergiques au lait ont perdu leur allergie avec le temps.
- Pour l’oeuf, la diminution des niveaux des IgE (p=0.0014) a été significativement reliée à la probabilité de développer une tolérance clinique, la durée entre les challenges ayant une influence (p=0.06).
- Pour le lait, il y a aussi une relation significative entre la décroissance des niveaux des IgE (p= 0.0175) et la probabilité de développer une tolérance au lait, mais sans contribution significative de temps.
- La stratification en deux groupes d’âges, ceux en dessous de 4 ans et ceux au-delà de quatre ans au moment du premier challenge, a eu un effet ; le groupe le plus jeune ayant tendance à développer une tolérance clinique en relation au taux de décroissance des IgE.
- Le niveau moyen des IgE alimentaires au diagnostic était significativement plus bas pour le groupe ayant développé une tolérance à l’oeuf (p <0.001) et une observation similaire a été faite pour l’allergie au lait (p= 0.06).
- Utilisant ces résultats, nous avons développé un modèle de prédiction de la possibilité de développer une tolérance dans l’allergie à l’oeuf et/ou au lait basé sur la décroissance dans le temps des IgE spécifiques.
– Conclusion :
- nous avons trouvé que le taux de décroissance dans le temps des IgE alimentaires était prédictif pour la possibilité de développer une tolérance dans l’allergie à l’oeuf et au lait.
- Les cliniciens pourraient s’appuyer sur les données de cette étude pour fournir des informations pronostiques et organiser les tests de provocation alimentaires avec une diminution du nombre de tests de provocation en double aveugle contre placebo prématurés et non nécessaires.
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