Effet adjuvant sur l’allergie et effets inflammatoires des particules de l’air ambiant en milieu urbain. : Dybing E, Lovdal T, Hetland RB, Lovik M, Schwarze PE.
Division of Environmental Medicine, Norwegian Institute of Public Health, POB 4404, Nydalen, NO-0403 Oslo, Norway
dans Toxicology. 2004 May 20 ;198(1-3):307-14
– Introduction et objectif de l’étude :
- Il existe une prévalence différente en terme d’allergie respiratoire selon les différents pays d’Europe.
- Cela peut-il venir de la qualité de l’air ambiant et des différences en terme de particules impliquées dans la pollution atmosphérique ?
– Méthodologie :
- Les PM (1O) et PM (2.5) ont été collectés par des impacteurs montés en série, durant une période de 4 semaines, au printemps, en été et en hiver à Amsterdam, Lodz et Oslo ainsi qu’à Rome et sur la cote danoise.
- Les échantillons ont été analysés à la recherche de leur potentiel allergisant par le test sur des lymphoïdes du creux poplité de souris et à l’aide d’un test ELISA à la recherche d’IgE.
- Pour l’étude inflammatoire, la libération de cytokines par les macrophages en particulier de MIP-2 a été déterminée sur des lignées cellulaires de rats.
– Résultats :
- La plupart des fractions de particules entraînent une augmentation de la réponse lymphocytaire des nodules lymphoïdes de la souris dans le modèle de l’allergie à l’ovalbumine, montrant qu’ainsi il y a un effet adjuvant de ces fractions d’air sur la réponse allergique.
- Certains échantillons donnent une réponse lymphocytaire même en l’absence d’ovalbumine, certainement en raison de la présence d’une fraction ayant une action inflammatoire non spécifique.
- Toutes les fractions entraînent une augmentation des IgE spécifiques en dehors de quelques échantillons.
- Les particules fines ont un effet adjuvant plus important que les grosses particules.
- Une augmentation significative de la réponse par IgG2a spécifique est observée pour les particules fines et pour quelques grosses particules, prouvant une réponse de type TH1.
- Il n’y a pas de différence significative dans l’effet adjuvant selon le site de prélèvement des échantillons.
- Les échantillons collectés de particules dans les différentes villes d’Europe sont différents dans leur potentialité à produire de la MIP-2.
- Les grosses fractions des échantillons urbains, ainsi que celles collectées sur les cotes sont plus actives dans la production de MIP-2 que les particules fines.
- En fonction des saisons, les fractions de grosses particules collectées en été semblent les plus actives.
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