Sévérité de l’asthme à l’âge adulte chez des sujets ayant une histoire d’asthme dans l’enfance. : Susan L. Limb, MD a
Kathryn C. Brown, MD a
Robert A. Wood, MD b
Robert A. Wise, MD c
Peyton A. Eggleston, MD b
James Tonascia, PhD d
N. Franklin Adkinson Jr., MD a *
# aDivision of Allergy and Clinical Immunology
# bDepartment of Pediatrics
# cDivision of Pulmonology and Critical Care Medicine
# dDepartment of Biostatistics, Bloomberg School of Public Health, Johns Hopkins University
dans JACI January 2005 • Volume 115 • Number 1
– Contexte
- L’asthme infantile peut avoir des évolutions différentes à l’âge adulte.
– Objectif
- Identifier les caractéristiques cliniques et les facteurs associés à la persistance et la sévérité de l’asthme infantile à l’âge adulte.
– Méthodes
- 85 des 121 sujets inclus précédemment dans une étude sur l’immunothérapie dans l’asthme allergique infantile (âge de 5 à 12 ans) ont été réévalués avec des tests cutanés allergiques, une spirométrie et un interrogatoire concernant les symptômes d’asthme et les médicaments utilisés.
- Ces jeunes adultes (17 à 30 ans, 74 % d’hommes) avaient tous un asthme allergique modéré à sévère.
- La sévérité de l’asthme à l’âge adulte était évaluée en utilisant une version modifiée des catégories de sévérité du National Heart, Lung, and Blood Institute.
– Résultats
- 13 (15.3 %) des 85 adultes étaient en rémission malgré un asthme persistant dans l’enfance. 19 (22.4 %) avaient seulement un asthme intermittent. Les 53 restant avaient un asthme persistant, dont 12 (14.1 %) un asthme léger, 25 (29.4 %) un asthme modéré et 16 (18.8 %) un asthme sévère.
- Les sujets en rémission, comparés aux sujets avec un asthme persistant ou intermittent, avaient un taux sérique d’IgE dans l’enfance plus bas (412 ng/ml vs 1136 ng/ml ; p= 0.02) et des tests cutanés positifs moins fréquents (7 vs 9 vs 10 dans un panel de 18 ; p= 0.02).
- Les sujets en rémission avaient aussi un asthme infantile plus léger, attesté par une moyenne plus basse des scores d’utilisation quotidienne de médicaments (1.6 vs 3.5 ; p= 0.005), et un pourcentage plus bas d’utilisation de corticoïdes inhalés (13.7% vs 24.7% vs 40.9% ; p= 0.008).
- Aucune association significative n’a été mise en évidence entre la sévérité de l’asthme à l’âge adulte et l’immunothérapie infantile.
– Conclusion
- Le pronostic d’avoir de l’asthme à l’âge adulte, en cas d’asthme infantile, est largement déterminé de façon précoce dans la vie.
- Le degré d’atopie apparaît être un élément déterminant de la persistance de l’asthme.
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