A propos de la toux après inhalation de corticostéroïdes via une chambre d’inhalation chez les enfants avec asthme. : Dubus JC, Mely L, Huiart L, Marguet C, Le Roux P ; Reseau de Recherche Clinique en Pneumologie Pediatrique.
Department of Pediatrics, Timone Children’s University Hospital, Marseille, France. jean-christophe.dubus@ap-hm.fr
dans Fundam Clin Pharmacol. 2003 Oct ; 17(5) : 627-31.
– Contexte : les enfants utilisant une chambre d’inhalation de préférence à un autre système d’inhalation pour l’administration de corticostéroïdes inhalés (CSI) ont été identifiés comme plus à risque de toux immédiatement après inhalation.
– But de l’étude : cette étude avait pour but de cerner les différents facteurs influençant la survenue d’un tel effet indésirable.
– Population, critères d’inclusion :
- les auteurs ont recherché l’effet secondaire local soupçonné chez 402 enfants asthmatiques âgés de 55,6 +/-34,9 mois traités pendant au moins un mois avec du dipropionate de béclométasone (n=331), du budésonide (n=47) ou du propionate de fluticasone (n=24) administrés à l’aide d’un d’aérosoliseur pressurisé et d’une chambre d’inhalation de petit (75.1%) ou grand volume (24.8%) généralement couplée à un masque facial (90,7%).
- Un total de 219 patients (54,5%), traités soit avec de hautes doses de CSI ou CSI et agonistes de longue durée d’action étaient considérés comme porteurs d’un asthme sévère.
– Résultats :
- un épisode de toux fut rapporté après chaque inhalation de corticostéroïdes chez 216 patients (53,7%). Parmi eux, environ 30% se plaignaient de toux après inhalation de bêta-2-agonistes.
- En dépit de différents gaz propulseurs et dispersants, tous les corticostéroïdes induisaient similairement de la toux.
- La toux n’était pas reliée à la sévérité de l’asthme mais était significativement en rapport avec la durée et l’utilisation de bêta-2-agoniste de longue durée d’action.
- Le modèle ou le volume de la chambre d’inhalation, l’utilisation d’un masque facial ou d’un embout buccal n’étaient pas des facteurs d’influence.
– Conclusion : la toux après inhalation de corticostéroïdes administrés par chambre d’inhalation est un effet secondaire fréquent chez les enfants asthmatiques. Cette conséquence peut altérer considérablement la compliance. Tout praticien se doit d’envisager une telle éventualité lors de chaque examen clinique.
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