Effets immunologiques à long terme de l’immunothérapie spécifique à large spectre aux aéroallergènes. : Susan L. Limba, Kathryn C. Browna, Robert A. Woodb, Peyton A. Egglestonb, Robert G. Hamiltona, N. Franklin Adkinson, Jr.a
aDivision of Allergy and Clinical Immunology and
bDepartment of Pediatrics, Johns Hopkins University School of Medicine, Baltimore, Md., USA
dans International Archives of Allergy and Immunology 2006 ;140:245-251
– Introduction :
- Les données concernant les effets immunologiques prolongés et à long terme de l’immunothérapie spécifique chez des individus polysensibilisés sont limitées.
- Afin d’étudier les effets possibles à long terme, des prick-tests et le taux des IgE spécifiques ont été obtenus de sujets qui avaient antérieurement reçu durant plusieurs années une immunothérapie spécifique à large spectre avec des aéroallergènes.
– Méthodes :
- Quatre-vingt deux sujets (78% de sujet de sexe masculin, âge moyen 23 ans) antérieurement enrôlés dans un essai randomisé, contrôlé contre placebo concernant l’immunothérapie spécifique pour traitement d’un asthme allergique infantile, ont été réévalués à l’âge adulte (intervalle moyen de suivi : 10.8 ans) à l’aide de prick-tests et de CAP-RAST concernant les aéroallergènes principaux.
- Tous ont accompli au moins 18 mois (médiane 27 mois) d’injections actives ou d’injections de placebo en entretien, sans autre immunothérapie spécifique par la suite.
– Résultats :
- Lors du suivi à l’âge adulte, 36% de l’ensemble des prick-tests aux allergènes utilisés comme traitement parmi les sujets qui ont reçu l’immunothérapie (n=41) avaient sensiblement réduit d’intensité contre 26% chez les patients ayant reçu une immunothérapie placebo (n=41 ; p=0.03).
- Aucune différence significative n’a été notée pour les différents allergènes thérapeutiques.
- On n’a observé aucune différence significative des modifications à long terme du taux des IgE spécifiques sériques pour l’ensemble des allergènes thérapeutiques entre le groupe immunothérapie spécifique et le groupe placebo (p = 0.43).
- Le groupe immunothérapie spécifique et le groupes placebo ont eu une acquisition semblable de nouvelles sensibilisations au prick-tests, de la période de randomisation de l’étude initiale dans l’enfance à la fin de celle-ci (15% contre 20% ; p = 0.28) et durant le suivi à l’âge adulte (30% contre 31% ; p = 0.75).
– Conclusions :
- L’immunothérapie supprime la réactivité des tests cutanés 8 à16 ans
après interruption du traitement, mais les effets à long terme sur les IgE sériques spécifiques ne sont pas observés. - L’immunothérapie spécifique à large spectre ne semble pas influencer l’acquisition de nouvelles sensibilisations aux aéroallergènes.
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