Traitement de la rhinosinusite chronique par l’Amphotéricine B intranasale : Une étude pilote randomisée en double aveugle contre placebo. : Jens U. Ponikau, MD a *
David A. Sherris, MD b
Amy Weaver, MS c
Hirohito Kita, MD d
# aDepartment of Otorhinolaryngology-Head and Neck Surgery, Mayo Clinic Rochester
# bDepartment of Otorhinolaryngology, University at Buffalo, State University of New York
# cDivision of Biostatistics, Department of Health Sciences Research, Mayo Clinic Rochester
# dDepartment of Internal Medicine, Division of Allergic Diseases, Mayo Clinic Rochester
dans JACI January 2005 • Volume 115 • Number 1
– Historique :
- La rhinosinusite chronique (RSC) est l’une des plus fréquentes des maladies chroniques.
- Son étiologie demeure inconnue et il existe peu de traitements médicaux efficaces.
– Objectif :
- Nous avons testé l’hypothèse selon laquelle un traitement antifongique intranasal améliorerait les signes cliniques retrouvés en tomodensitométrie (TDM) retrouvées (épaississement inflammatoire des muqueuses), à l’endoscopie nasale (stades) et les symptômes de RSC.
– Méthodes :
- L’étude monocentrique en double aveugle contre placebo a randomisé 30 patients atteints de RSC.
- On a demandé aux patients d’instiller 2 fois par jour pendant 6 mois dans chaque narine 20 ml d’Amphotéricine B (250 μg/mL) ou du placebo.
- L’objectif primaire était une réduction quantitative de l’épaississement inflammatoire muqueux au niveau du TDM sur une coupe standardisée.
- Les objectifs secondaires étaient les scores endoscopiques, les scores des symptômes du patient et les concentrations intranasales des médiateurs inflammatoires.
– Résultats :
- 24 patients ont réalisé les mois de traitement.
- Les patients sous Amphotéricine B sont parvenus à une diminution relative de l’épaississement muqueux au scanner (n=10 ; -8.8%) par rapport au placebo (n=14 ; +2.5%, P=0.38).
- De même, les scores endoscopiques se sont améliorés dans le groupe traité par rapport au groupe placebo (P=0.38).
- Les comparaisons entre les deux groupes en ce qui concerne les concentrations dans le mucus nasal de la neurotoxine dérivée de l’éosinophile EDN montraient une diminution dans le groupe Amphotéricine B et une augmentation dans le groupe placebo (P=046) et cela était identique pour les concentrations en IL-5 (P=0.82).
– Conclusions :
- L’amphotéricine B intranasale chez les patients atteints de RSC réduit l’épaississement muqueux inflammatoire à la fois au niveau du scanner et de l’endoscopie nasale et diminue les concentrations intranasales des marqueurs de l’inflammation à éosinophiles.
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