Des doses de particules diesel pro-inflammatoires chez des sujets sains, n’entraînent pas chez les sujets asthmatiques d’inflammation équivalente ou plus importante des voies aériennes. : 1. Annelie F Behndig1,2,
2. Nirina Larsson1,2,
3. Joanna L Brown3,4,
4. Nikolai Stenfors1,
5. Ragnberth Helleday1,2,
6. Sean T Duggan5,
7. Rosamund E Dove1,5,
8. Susan J Wilson3,
9. Thomas Sandstrom1,2,
10. Frank J Kelly5,
11. Ian S Mudway5,
12. Anders Blomberg1,2
dans Thorax 2011 ;66:12-19 doi:10.1136/thx.2010.140053
– Contexte :
- L’exposition aux polluants aériens du trafic automobile, en particulier les émissions de particules diesel, a été associée à des effets néfastes sur la santé, surtout chez les sujets ayant une maladie respiratoire pré-éxistante
- Cette étude examine l’hypothèse que cette sensibilité augmentée reflète une augmentation de la réponse inflammatoire transitoire rapportée antérieurement chez les sujets sains exposés aux particules diesel.
– Méthodes :
- 32 sujets asthmatiques (de sévérité légère à modérée) et 23 sujets contrôles ont été exposés, selon un schéma en double-aveugle et en cross-over, à la fois à de l’air filtré et à des particules diesel (100µg/m3) pendant 2 heures
- L’inflammation des voies aériennes a été évaluée par une bronchoscopie réalisée 18 heures après l’exposition
- De plus, la fonction respiratoire, le taux de NO exhalé et la réactivité bronchique à la métacholine ont été mesurés chez les sujets asthmatiques.
– Résultats :
- Chez les sujets contrôle, une augmentation significative des neutrophiles dans la sous-muqueuse a été observée après le test aux particules diesel (p=0.004)
- Des augmentations significatives du nombre de neutrophiles (p=0.01) et des concentrations d’interleukine 6 (p=0.03) et de myéloperoxydase (p=0.04) ont aussi été observées dans le liquide de lavage bronchique après exposition aux particules diesel, par rapport au test sous air filtré
- Il n’a pas été observé d’augmentation de l’inflammation des voies aériennes chez les sujets asthmatiques après le test d’exposition aux particules diesel.
– Conclusions :
- L’exposition aux particules diesel, à des concentrations en rapport avec les niveaux observés le long des routes, entraînait une inflammation à neutrophiles aigue et active dans les voies aériennes des sujets sains
- Cette réponse était absente chez les sujets asthmatiques, de même que toute évidence soutenant une aggravation de l’inflammation des voies aériennes.
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