Hyperréactivité bronchique aux bêta2-mimétiques (salbutamol) dans l’asthme. : Boskabady MH, Saadatinejad M.
Department of Physiology, Ghaem Medical Centre, Mashhad University of Medical Sciences, Mashhad, Iran. mhboskabady@hotmail.com
dans J Asthma. 2003 Dec ; 40(8) : 917-25.
Malgré la controverse dans l’asthme sur la réactivité bronchique aux bêta2-mimétiques, nous avions démontré dans une précédente étude une élévation chez les asthmatiques de la réactivité bronchique à l’isoprénaline.
Nous avons donc ré-examiné dans cette étude la réactivité à d’autres bêta2-mimétiques, le salbutamol, et sa relation avec la réactivité à l’histamine.
Nous avons mesuré chez 20 témoins et 19 patients asthmatiques la concentration seuil de salbutamol inhalé nécessaire à une augmentation de 20% du volume expiré maximal par seconde (VEMS), (PC20).
La réactivité à l’histamine, définie comme la concentration entraînant une chute de 20% du VEMS, a également été mesurée chez 12 témoins et 12 sujets asthmatiques, et la corrélation entre la PC20 au salbutamol et la PC20 à l’histamine a été évaluée.
– La sensibilité au salbutamol était plus élevée chez les asthmatiques (PC20=7.27.24mg/l) que chez les témoins (PC20=124.25 mg/l, p<0.001).
– La réactivité à l’histamine était plus importante chez les asthmatiques (PC20=018 g/l) que dans le groupe contrôle (PC20=19.46 g/l, p<0.001).
– Il existait une corrélation significative entre les PC20 salbutamol et PC20 histamine (Rs=0.6052, p<0.005).
– La réponse maximale au salbutamol et à l’histamine et la pente des courbes concentration-réponse des deux agents étaient significativement plus élevées chez les asthmatiques que chez les témoins (p<0.001 et p<0.005 respectivement pour la réponse maximale et la pente).
L’augmentation chez les asthmatiques de la réactivité au salbutamol suggère que ces patients puissent être plus sensibles à leur adrénaline endogène, conduisant ainsi à une dilatation et à une stabilisation de leurs voies aériennes.
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