Etude des facteurs prédictifs de l’efficacité d’un traitement par corticoïdes inhalés : Richard J. Martin, MDa, Stanley J. Szefler, MDa, Tonya S. King, PhDb, Monica Kraft, MDa, Homer A. Boushey, MDg, Vernon M. Chinchilli, PhDb, Timothy J. Craig, DOb, Emily A. DiMango, MDe, Aaron Deykin, MDc, John V. Fahy, MDg, Elliot Israel, MDc, Stephen C. Lazarus, MDg, Robert F. Lemanske Jr., MDd, Frank T. Leone, MDf, Gene R. Pesola, MD, MPHe, Stephen P. Peters, MD, PhDf, Christine A. Sorkness, PharmDd, Lisa A. Szwejbka, MSPHb, Michael E. Wechsler, MDc
a From National Jewish Medical and Research Center, Denver
b Pennsylvania State University College of Medicine, Hershey
c Brigham and Women’s Hospital and Harvard Medical School, Boston
d University of Wisconsin
e Harlem Hospital Center and Columbia University, New York
f Thomas Jefferson University, Philadelphia
g University of California at San Francisco
dans JACI Volume 119, Issue 1, Pages 73-80 (January 2007)
– Contexte
- Bien que les guides de bonne pratique et conférences de consensus recommandent un traitement anti inflammatoire pour l’asthme persistant, de récentes études suggèrent que 25 à 35% des patients asthmatiques n’améliorent pas leur fonction respiratoire avec les corticoïdes inhalés.
– Objectifs
- Évaluer les marqueurs biologiques potentiels prédictifs d’une réponse à court terme (6 semaines) aux corticoïdes inhalés.
- Évaluer ensuite les sujets répondeurs et non répondeurs aux critères de contrôle de l’asthme pendant une période prolongée (16 semaines supplémentaires).
– Méthodes
- 83 personnes asthmatiques non traités par les corticostéroïdes étaient recrutées dans une étude multicentrique.
- Des marqueurs biologiques et des caractéristiques de l’asthme étaient sélectionnés comme facteurs prédictifs d’une réponse aux corticostéroïdes inhalés pendant 6 semaines basée sur les modification du VEMS et du PC 20 métacholine.
- Puis une période de 4 mois supplémentaires évaluait les critères de contrôle de l’asthme.
– Résultats
- De multiples marqueurs prédictifs eurent une corrélation significative avec l’efficacité à court terme des corticoïdes inhalés.
- La seule corrélation franchement significative (r ≥ ± 0.6) reste la réversibilité à l’albutérol ( r = 0.83 ; p <0 .001), VEMS ( en pourcentage par rapport à la valeur prédictive (r = −0.71 ; p <0.001) et VEMS/CVF( r = −0.71 ; p < 0.001).
- Ce critère de réversibilité à l’albutérol séparant les patients lors de la période courte de 6 semaines en patients répondeurs ( plus de 5% d’amélioration du VEMS) ou patients non répondeurs ( <5%) va déterminer le besoin à long terme en corticoïde.
- Pour les patients non répondeurs les critères de contrôle de l’asthme demeuraient inchangés lorsque les corticoïdes inhalés étaient poursuivis ou substitués par un placebo (p=99)
- Les patients répondeurs ne maintenaient les critères d’évaluation du contrôle de l’asthme qu’à la condition de poursuivre un traitement par stéroïdes inhalés (p=0,07).
– Conclusion
- La réponse à court terme à un traitement par corticoïdes inhalés basée sur l’amélioration du VEMS est un critère prédictif du bon contrôle de l’asthme à long terme.
– Implications cliniques
- La décision d’utiliser un traitement au long court d’une corticothérapie inhalée pourrait reposer sur un traitement d’épreuve de courte durée (6 semaines).
- D’autres stratégies thérapeutiques devraient être évaluées chez les non répondeurs.
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