Expression des gènes de la muqueuse nasale chez des patients ayant une rhinite allergique avec ou sans polypes. : Stephen B. Fritz, MDa Jeffrey E. Terrell, MDb Edward R. Conner, MDa Jolanta F. Kukowska-Latallo, PhDa James R. Baker, MDa
aCenter for Biologic Nanotechnology, Division of Allergy and Clinical Immunology, Ann Arbor, Mich, USA
bDepartment of Otolaryngology, The University of Michigan Medical Center, Ann Arbor, Mich, USA
dans JACI December 2003 • Volume 112 • Number 6
Les polypes nasaux sont fréquents, difficiles à diagnostiquer et à traiter, en grande partie parce que le mécanisme physiopathologique des polypes est inconnu.
Bien que les informations sur la physiopathologie des polypes manquent, des données suggèrent qu’une prédisposition génétique soit sous-jacente à cette affection.
– Objectif de l’étude : Les auteurs ont cherché à mieux comprendre les raisons de la polypose nasale associée avec la rhinite allergique. L’hypothèse a été que l’expression de gènes particuliers soit responsable du phénotype polypose nasale.
– Méthodologie :
* Les auteurs ont examiné l’expression de 12000 gènes humains transcrits au niveau de la muqueuse nasale de patients ayant une rhinite allergique avec ou sans polypes.
* Les biopsies de la muqueuse ont été réalisées chez des patients après arrêt des corticoïdes inhalés et généraux pendant 2 semaines.
– Résultats :
* 34 gènes sont exprimés de façon différente entre les différents groupes de patients, incluant ceux qui concernent les molécules inflammatoires et les facteurs de croissance supposés.
* La plus grande différence identifiée dans l’expression par analyse de l’ensemble des gènes, est un groupe de gènes associé au cancer, incluant la mammaglobine, un gène transcrit 12 fois plus souvent chez les patients ayant des polypes par rapport aux témoins avec rhinite seule.
* La PCR quantitative confirme cette différence d’expression et montre que le nombre de copies d’ARNm de la mammaglobine est 64 fois plus important dans le tissu des patients ayant une polypose par rapport aux témoins.
* La spécificité d’expression de cette globuline a été évaluée par immunohistochimie, qui a montré un marquage histologique spécifique au niveau des cellules seulement en provenance des polypes.
– Conclusion :
* Ces données suggèrent que les polypes nasaux sont liés à une dérégulation de la croissance cellulaire impliquant des gènes d’activation dans des conditions analogues à celles des néoplasies.
* De plus, la mammaglobine, un gène qui n’a pas de fonction connue et qui est associé au cancer du sein, pourrait être liée à la croissance des polypes.
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