Sévérité et altérations dans les rhinites allergiques chez des patients consultant en médecine générale. : Jean Bousquet, MDa, Françoise Neukirch, MDb, Philippe J. Bousquet, MDa, Pierre Gehano, MDc, Jean Michel Klossek, MDd, Martine Le Gal, MDe, Bashar Allaf, MDf
a From the University Hospital and Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale U454, Montpellier
b Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale U408, Paris
c Assistance Publique des Hospitaux de Paris-Bichat-Claude-Bernard, Paris
d University Hospital La Miletrie, Poitiers
e CRO, MAPI SA, Lyon
f Almirall-France, Paris
dans JACI Volume 117, Issue 1, Pages 158-162 (January 2006)
– Contexte :
- La rhinite allergique est une maladie altérant la qualité de vie, le sommeil et le travail.
- Une nouvelle classification des rhinites allergiques, « Allergic Rhinitis and its Impact on Asthma » (ARIA) a été récemment proposée.
– Objectif :
- Étudier les conséquences de la rhinite allergique en utilisant la définition de l’ARIA en terme de sévérité et de durée.
– Méthodes :
- Un total de 3052 patients ayant consulté des médecins généralistes pour rhinite allergique ont été étudiés.
- Les patients ont été classés selon les 4 classes de l’ARIA.
- Pour chaque patient, on a évalué :
- La qualité de vie (Questionnaire de qualité de vie pour la rhino conjonctivite)
- Le sommeil (Questionnaire Jenkins)
- L’efficience au travail (Questionnaire allergie-spécifique de la productivité au travail et de l’altération de l’activité).
– Résultats :
- En terme de sévérité, la répartition des patients était la suivante :
- Rhinite intermittente légère : 11% des patients
- Rhinite persistante légère : 8%
- Rhinite intermittente modérée à sévère : 35%
- Rhinite persistante modérée à sévère : 46%
- La sévérité de la rhinite avait plus de conséquences au niveau de la qualité de vie, du sommeil, des activités quotidiennes et de la productivité au travail que la durée de cette rhinite.
- Dans les rhinites modérées à sévères, plus de 80% de patients ont rapporté des altérations de leurs activités, contre seulement 40% pour les rhinites légères.
– Conclusions :
- Il semble que l’on pourrait remplacer le terme « modéré à sévère » par « sévère ».
- Une étude dans la population générale est nécessaire pour établir la prévalence des 4 classes de rhinite allergique selon ARIA, tout particulièrement pour les personnes ne consultant pas de médecins pour leurs symptômes.
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