Pru p 3 recombinante et Pru p 3 naturelle, un allergène majeur de la pêche, montrent des réactions immunologiques équivalentes : un nouvel outil pour le diagnostic de l’allergie aux fruits. : Araceli Díaz-Perales, PhDa María L. Sanz, MD, PhDb
Gloria García-Casado, PhDa Rosa Sánchez-Monge, PhDa Francisco J. García-Selles, MDc Manuel Lombardero, PhDd Florentino Polo, PhDd Pedro M. Gamboa, MD, PhDe Domingo Barber, PhDd
Gabriel Salcedo, PhDa From aUnidad de Bioquímica, Departamento de Biotecnología, E.T.S. Ingenieros Agrónomos, Madrid ; bDepartamento de Alergología e Inmunología Clínica, Clínica Universitaria de Navarra, Pamplona ; cSección de Alergia, Hospital Virgen de la Arrixaca, Murcia ; dDepartamento de I+D, ALK-Abelló, Madrid ; and eServicio de Alergia, Hospital de Basurto, Bilbao. dans JACI March 2003, part 1 • Volume 111 • Number 3
La protéine de transfert lipidique Pru p 3 de la pêche a été identifiée comme un allergène majeur de ce fruit. Des allergies croisées par homologie de séquence ont été notées avec plusieurs aliments et pollens. Une protéine recombinante de Pru p 3 a été produite récemment dans une levure, Pichia pastoris.
– Objectif de l’étude : Évaluer le rôle potentiel de la Pru p 3 recombinante comme nouvel outil pour le diagnostic d’allergie aux fruits.
– Méthodes :
* Les plicatures des protéines naturelles et recombinantes ont été étudié par diffraction circulaire.
* La fixation des IgE par les 2 formes moléculaires a été mesurée par méthode ELISA et par inhibition de l’ELISA, et leurs activités biologiques ont été estimées par activation des basophiles, avec mesure de la libération d’histamine, et production de leucotriènes cystéinées.
* Le sérum ou des échantillons de sang de patients ayant une allergie à la pêche ont été utilisés.
– Résultats :
* Un spectre de diffraction circulaire quasiment identique est observé entre le Pru p 3 naturel et la forme recombinante, confirmant que les 2 molécules ont des formes tridimensionnelles très similaires.
* Aucune différence dans la capacité de liaison des IgE spécifiques n’a été notée entre ces 2 molécules.
* L’activation des basophiles et l’induction des leucotriènes sont positives chez 9 des 10 patients, et la libération d’histamine est induite chez la moitié des patients, avec un effet similaire des protéines naturelle et recombinante dans les 3 mesures.
– Conclusions : La Pru p 3 recombinante montre une forte équivalence d’activité immunologique par rapport à la protéine naturelle, et peut donc être un nouvel outil intéressant pour le diagnostic (et une future immunothérapie) de l’allergie aux fruits.
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