La réponse lympho proliférative induite par le lait de vache et la sécrétion de TNF alpha dans l’hypersensibilité aux protéines de lait de vache. : Motrich RD, Gottero C, Rezzonico C, Rezzonico C, Riera CM, Rivero V.
Departamento de Bioquimica Clinica, Facultad de Ciencias Quimicas, Universidad Nacional de Cordoba, Cordoba, Argentina
dans Clin Immunol. 2003 Nov ;109(2):203-11
– Contexte : bien qu’il n’existe aucun test exhaustif de laboratoire fiable et approprié pour le diagnostic de l’allergie au lait de vache, si un mécanisme allergique est suspecté, des études de laboratoire peuvent être utiles en identifiant les protéines spécifiques responsables de ces désordres.
– But de l’étude : les auteurs ont analysé les réponses lympho prolifératives in vitro, la sécrétion spécifique de TNF alpha dans le surnageant de cultures ainsi que les immunoglobulines spécifiques IgE, IgG, IgA, dans un groupe de patients avec une hypersensibilité aux antigènes du lait de vache.
– Résultats :
* l’index de stimulation vis à vis d’un mélange d’antigènes du lait de vache, alpha-lactalbumine, beta-lactoglobuline, caséine, était significativement plus élevé dans le groupe de patients avec un régime d’éviction portant sur le lait de vache depuis moins de 4 mois comparé aux valeurs observées dans le groupe contrôle et dans le groupe de patients sans contact étroit avec les protéines du lait de vache.
* Une augmentation significative de la sécrétion en TNF-alpha fut observée dans le surnageant de patients avec un contact étroit avec le lait de vache.
* Des IgE spécifiques furent détectées chez 59,3% des patients, avec des taux d’IgE plus élevés chez les patients qui n’étaient pas positifs pour la technique de lympho prolifération, suggérant une différence évidente entre les 2 mécanismes proposées comme effecteurs dans cette maladie.
* Aucune différence pour les taux d’IgG et IgA spécifiques ne fut observée entre le groupe de patients et le groupe contrôle, avec une grande dispersion entre les individus testés dans chaque groupe.
– Conclusion : les auteurs concluent que la combinaison de techniques utilisées dans cette étude telles que la lympho prolifération de cellules mononuclées du sang périphérique en présence de lait de vache, l’analyse quantitative de TNFalpha dans le surnageant des cultures et la détermination des IgE spécifiques du sérum, sont des outils de laboratoire utiles pour identifier une allergie au lait de vache et différencier les patients avec des réactions adverses immédiates ou non immédiates, réduisant la nécessité de recourir à des chalenges allergéniques chez les jeunes enfants.
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