Retentissement des bêta 2 agonistes de longue durée d’action sur la fréquence des exacerbations d’asthme chez l’enfant. : Bisgaard H.
Copenhagen Studies on Asthma in Childhood (COPSAC), Department of Pediatrics, Copenhagen University Hospital, Amtssygehuset i Gentofte, Copenhagen, Denmark
dans Pediatr Pulmonol. 2003 Nov ;36(5):391-8
Le propos de ce travail a été d’étudier l’effet des agonistes des bêta 2 adrénorecepteurs de longue durée d’action (LABAs) sur la fréquence des exacerbations d’asthme chez les patients d’age pédiatrique.
Les essais contrôlés randomisés (ECR) qui ont inclus l’utilisation des LABAs pour le traitement des symptômes d’asthme pédiatrique chez des enfants sous corticostéroïdes inhalés (ICS), recensé la fréquence des exacerbations d’asthme et qui furent publiés comme articles originaux dans des journaux d’accès payant, furent sélectionnés à l’issue d’une recherche dans la littérature médicale.
8 études répondants à ces critères furent identifiées.
Une exacerbation d’asthme fut définie comme une dégradation de l’asthme du patient nécessitant une modification de prescription médicalisée ou bien, en l’absence de définition, en tant qu’exacerbation d’asthme en soi ou encore comme un asthme ayant nécessité une hospitalisation.
L’analyse des données à partir des 8 études ne révéla apparemment pas de protection d’exacerbation d’asthme chez les enfants sous LABAs comparativement aux patients sous traitement comparable.
Le risque relatif d’une exacerbation d’asthme pour la population sous LABAs comparé au placebo ou aux agonistes bêta 2 des adrénorécepteurs de courte durée d’action (SABA) était compris entre 0,95-1.86.
Le risque relatif d’hospitalisation pour asthme chez les patients traités avec des LABAs de façon régulière avec des ICS était compris entre 3.3 et 21.6 dans
3 études qui ont rapporté des asthmes avec hospitalisation.
L’absence de preuve pour le contrôle des exacerbations d’asthme chez les enfants utilisant régulièrement un LABAs devrait remettre en question une utilisation généralisée des LABAs en tant que thérapie d’appoint.
A la lumière de ces observations chez des patients d’age pédiatrique, il sera nécessaire de concevoir de nouvelles études.
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