La prévalence des IgE spécifiques aux pneumallergènes courants, chez les patients ayant une allergie respiratoire, change-t-elle ? Preuve à partir de 2 études à 15 ans d’intervalle. : Stevens WJ, Ebo DG, Hagendorens MM, Bridts CH, De Clerck LS. Departement Immunologie, Allergologie en Reumatologie, Universiteit Antwerpen (UA), Universiteitsplein 1, B 2610 Antwerpen, Belgie. immuno@uia.ua.ac.be dans Acta Clin Belg. 2003 May-Jun ;58(3):178-82.
– Objectif. Évaluer les fréquences relatives de sensibilisation à quatre pneumallergènes courants, dans deux populations d’atopiques atteints d’asthme et / ou de rhinite : l’une a été étudiée entre 1975 et 1979, l’autre entre 1992 et 1995.
– Recueil des données.
* Pendant les deux périodes, les patients avec allergie respiratoire venant consulter en externe ont été inclus.
* Le taux des IgE à l’acarien dermatophagoides pteronyssinus (DP), aux pollens de bouleau, de phléole et d’armoise a été évalué par la technique du RAST (Pharmacia, Bruxelles).
– Résultats.
* Chez les patients avec allergie respiratoire, la fréquence de sensibilisation au pollen de bouleau a augmenté de façon significative de 13% dans la période 1975-1979 à 34% dans la période 1992-1995.
* Par contre la fréquence de sensibilisation à l’acarien, aux pollens de phléole et d’armoise est restée quasiment inchangée.
* L’augmentation n’était pas corrélée à celle du compte pollinique de bouleau.
– Conclusion. L’allergie au pollen de bouleau a presque triplé chez les sujets atopiques pendant les deux dernières décades. Le mécanisme exact reste à évaluer.
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