Allergènes dans les écoles urbaines et les maisons d’enfants asthmatiques : Permaul, P., Hoffman, E., Fu, C., Sheehan, W., Baxi, S., Gaffin, J., Lane, J., Bailey, A., King, E., Chapman, M., Gold, D. and Phipatanakul, W. (2012),
Allergens in urban schools and homes of children with asthma.
dans Pediatric Allergy and Immunology, 23 : 543–549. doi : 10.1111/j.1399-3038.2012.01327.x
– Contexte :
- Beaucoup d’études sur les allergènes intérieurs se sont intéressées à l’environnement de la maison.
- Cependant, l’école représente un lieu d’exposition allergénique important pour les enfants asthmatiques.
- Les auteurs comparent l’exposition allergénique à l’école à l’exposition allergénique à domicile dans une cohorte d’enfants asthmatiques.
- Ils recherchent une corrélation entre la poussière déposée et le niveau des allergènes aéroportés dans les classes.
– Méthodes :
- Des échantillons de poussière déposée et d’air intérieur issus de 12 écoles urbaines ont été analysés pour les allergènes intérieurs en utilisant une technique multiplex array (MARIA).
- Les échantillons venant des écoles étaient reliés aux étudiants asthmatiques entrés dans l’étude SICAS.
- Les échantillons de poussière déposée venant des chambres d’étudiants étaient analysées de la même manière.
– Résultats :
- Dans les écoles 229 prélèvements de poussière déposée et 197 prélèvements d’air ont été obtenus.
- 118 prélèvements de poussière ont été obtenus venant des domiciles.
- Une analyse par régression linéaire a montré un taux significativement plus élevé dans la poussière déposée d’allergènes de souris, de chat et de chien dans les prélèvements venant d’écoles que dans ceux venant des domiciles ( 545% plus de Mus m1, différence absolue estimée : 0,55 μg/g, p<0,0001 ; 198% plus de Fel d1, différence absolue estimée : 0,13 μg/g, p=0,0033 ; 144% plus de Can f1, différence estimée absolue : 0,05 μg/g, p=0,0008).
- Le niveau d’allergènes de souris (Mus m1) dans l’air et dans la poussière déposée des classes étaient modérément corrélées (r : 0,48 ; p<0,0001).
- Dans les écoles et les domiciles, les allergènes de cafard et d’acariens étaient indétectables ou retrouvés à des taux très faibles.
– Conclusion :
- Les niveaux d’allergènes de souris détectés dans les écoles sont conséquents.
- En général, les niveaux d’allergènes de chats et de chiens sont bas mais détectables sauf dans les écoles.
- La présence d’allergènes de souris en aérosol dans les classes pourrait représenter une exposition significative chez les étudiants.
- D’autres études sont nécessaires pour évaluer l’effet de l’exposition aux allergènes intérieurs dans les écoles sur la morbidité en rapport avec l’asthme chez les étudiants asthmatiques.
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