Le test de provocation nasale spécifique multi-allergénique détecte la polysensibilisation dans la rhinite allergique locale. : Carmen Rondón, Paloma Campo, Rocío Herrera, Natalia Blanca-Lopez, Lidia Melendez, Gabriela Canto, Maria J. Torres, Miguel Blanca
dans The Journal of Allergy and Clinical Immunology - December 2011 (Vol. 128, Issue 6, Pages 1192-1197, DOI : 10.1016/j.jaci.2011.06.012)
– Contexte :
- Les patients ayant été diagnostiqués antérieurement comme souffrant d’une rhinite non allergique (RNA) pourraient en fait avoir une nouvelle forme de rhinite allergique, la rhinite allergique locale (RAL) avec production locale d’IgE spécifiques et réponse positive à un test de provocation nasale spécifique (TPNS).
– Objectif :
- Nous avons évalué un protocole de TPNS utilisant plusieurs aéroallergènes pour la détection de polysensibilisation aux aéroallergènes chez plusieurs patients atteints de RAL.
– Méthodes :
- Les TPNS multi-allergéniques avec deux panels différents d’aéroallergènes pour les patients ayant une rhinite perannuelle et saisonnière ont été effectués chez 25 patients atteints de RAL et 25 patients atteints de RNA, dont la maladie a été diagnostiquée au moyen d’un TPNS unitaire un an plus tôt.
- La réponse à la provocation nasale a été évaluée sur des paramètres subjectifs (symptômes nasaux et oculaires) et objectifs (rhinométrie acoustique).
- Le taux nasal de tryptase et le taux nasal de protéine cationique de l’éosinophile ont été déterminés au moyen de tests immunologiques au départ, 15 minutes et 1, 2, et 24 heures après la provocation.
– Résultats :
- Le TPNS multi-allergénique a montré une concordance de 100% avec l’étalon-or représenté par le TPNS avec un seul aéroallergène.
- Pas de faux positif ou de faux négatif détectés.
-* L’utilisation du TPNS multi-allergénique atteint 75% de réduction du nombre total de visites nécessaires pour le diagnostic final dans le groupe RNA (168 à 42 visites) et une réduction de 55% dans le groupe RAL (144 à 65 visites) par rapport à un TPNS unitaire.
– Conclusions :
- Ces résultats démontrent que la polysensibilisation cliniquement pertinente aux aéroallergènes chez des patients atteints de rhinite allergique locale existe bien
- et que le test de provocation nasale spécifique multi-allergénique est un test utile, spécifique, sensible, reproductible, et consomme moins de temps pour le diagnostic in vivo ayant pour objectif le dépistage des patients atteints de RAL.
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