Utilisation des corticostéroïdes inhalés dans l’asthme et prévention de l’infarctus du myocarde. : Samy Suissa , Themistocles Assimes , Paul Brassard and Pierre Ernst
Division of Clinical Epidemiology (SS, TA, PB, PE), Royal Victoria Hospital, Montreal, Canada.
b Division of Respiratory Medicine (PE), McGill University Health Centre, Montreal, Canada.
c Departments of Epidemiology, McGill University, Montreal, Canada.
d Departments of Biostatistics, McGill University, Montreal, Canada.
e Departments of Medicine (SS, TA, PB, PE), McGill University, Montreal, Canada.
dans CARDIOSOURCE October 2003, Volume 115, Issue 5 Pages 377-381
– CONTEXTE.
* L’asthme peut augmenter le risque cardiovasculaire du fait de l’hypoxémie survenant lors des exacerbations et des tachycardies induites par les bronchodilatateurs.
* Nous avons recherché si les corticoïdes inhalés, connus pour améliorer le contrôle de l’asthme et réduire les exacerbations, sont associés à un moindre taux d’infarctus du myocarde.
– METHODES.
* Nous avons eu recours aux données de la Saskatchewan Health databases concernant une cohorte de population dont les sujets étaient âgés de 5 à 44 ans qui utilisaient des médicaments anti-asthmatiques entre 1975 et 1991.
* Les sujets ont été suivis jusqu’à 1997, à l’âge de 55 ans ou du décès.
* Chaque sujet ayant subi un premier infarctus myocardique était apparié en fonction du calendrier, de l’âge et du sexe avec plus de 10 contrôles randomisés de la cohorte.
– RESULTATS.
* La cohorte était constituée de 30 569 sujets, incluant 105 patients ayant eu un infarctus du myocarde et qui étaient appariés à 933 contrôles.
* Le taux ajusté du rapport d’infarctus du myocarde en fonction de l’usage de corticostéroïdes inhalés une année avant l’événement cardiaque était de 0,56 (intervalle de confiance de 95% ; 0,32 pour 0,99) comparé au non-usage.
* Les infarctus du myocarde diminuaient de 12% (intervalle de confiance de 95% ; 0% pour 23%) pour chaque boite utilisée en plus durant cette période d’un an.
* Le taux du rapport d’infarctus du myocarde chez les patients utilisant les corticoïdes inhalés était de 0,78 (intervalle de confiance de 95% ; 0,41 pour 1,51) parmi les patients souffrant d’un asthme léger et de 0,19 (intervalle de confiance de 95% ; 0,04 pour 0,97) parmi ceux souffrant d’un asthme plus sévère.
– CONCLUSION. L’usage des corticostéroïdes inhalés pourrait réduire le risque d’infarctus du myocarde chez les patients asthmatiques, particulièrement ceux souffrant d’une forme sévère d’asthme.
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