Risque de développement de l’allergie alimentaire chez le prématuré ou chez l’enfant de petit poids de naissance. : Joel J. Liem, MD, FRCPCab, Anita L. Kozyrskyj, PhDacd, Shamima I. Huq, BScac, Allan B. Becker, MD, FRCPCae
a From the Department of Pediatrics and Child Health
b Section of Allergy and Clinical Immunology
c Faculties of Pharmacy
d Medicine, Department of Community Health Sciences
e Manitoba Institute of Child Health, University of Manitoba
dans JACI Volume 119, Issue 5, Pages 1203-1209 (May 2007)
– Contexte :
- Les enfants prématurés ou avec un petit poids de naissance ont une augmentation de la perméabilité intestinale comparativement aux enfants nés à terme ou avec un poids normal.
– Objectif :
- Déterminer si les prématurés ou les petits poids de naissance ont un risque accru de développer une allergie alimentaire comparativement aux enfants nés à terme ou avec un poids normal.
– Méthodes :
- La cohorte de naissances du Manitoba de 1995 a été étudiée à l’aide des données du plan d’assurance du service de santé du Manitoba (Manitoba Health Services Insurance Plan, MHSIP).
- Cette banque de données est une étude de population, d’administration des soins de santé et des données des prescriptions.
- C’est un enregistrement de chaque naissance et de l’utilisation ultérieure du système de soins provincial.
- Les diagnostics d’allergie alimentaire (code diagnostic ICD-9-CM retrouvés parmi 693 requêtes ou une prescription d’adrénaline en dehors de l’indication d’allergie au venin) ont été obtenus jusqu’à 2002.
- Nous avons déterminé le risque relatif d’allergie alimentaire chez les prématurés ou les petits poids de naissance comparativement aux enfants nés à terme ou avec un poids de naissance normal.
– Résultats :
- Nous avons recruté un total de 13 980 enfants nés en 1995 et vivant toujours dans la province du Manitoba.
- Parmi eux, 592 enfants (4,23%) ont été identifiés comme allergiques alimentaires, l’adrénaline a été prescrite chez 316 d’entre eux (2,26%).
- La durée gestationnelle ou le poids de naissance n’avait pas de retentissement sur une augmentation statistiquement significative d’un risque accru d’allergie alimentaire.
– Conclusion :
- La prématurité et le faible poids de naissance ne sont pas associés à une modification du risque de développement d’une allergie alimentaire dans l’enfance.
– Implications cliniques :
- L’immaturité du tractus gastro-intestinal ou de la réponse immune n’apparaissent pas modifier le risque de développement d’une allergie alimentaire.
- Nous nous interrogeons pour savoir si l’exposition précoce aux trophallergènes pourrait protéger les enfants prématurés par une augmentation de la tolérance immunitaire à ces antigènes.
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