Antécédents familiaux, exposition précoce aux acariens et risques d’atopie et d’asthme chez l’enfant. : Christine Cole Johnson, PhD, MPH a,b * Dennis R. Ownby, MD c Suzanne L. Havstad, MA a
Edward L. Peterson, PhD, MS a,b
From athe Department of Biostatistics and Research Epidemiology, Henry Ford Health System, Detroit ; bthe National Institute of Environmental Health Sciences Center in Molecular and Cellular Toxicology with Human Applications, Wayne State University, Detroit ; and cthe Section of Allergy-Immunology, Medical College of Georgia, Augusta USA
dans JACI July 2004 • Volume 114 • Number 1
– Historique :
- L’exposition aux allergènes des acariens de la poussière de maison est considérée comme déterminante dans la sensibilisation chez l’enfant à ces allergènes et comme facteur de risque d’asthme et d’atopie chez ces enfants.
– Objectifs :
- En utilisant une cohorte d’enfants nés dans des logements avec une charge allergénique substantielle d’acariens, nous avons évalué l’exposition et le risque de développement d’asthme et d’allergie.
– Méthodes :
- Nous avons recueilli de la poussière des chambres de 428 enfants nés entre 1987 à 1989 et nous avons mesuré la quantité de Der f 1 et Der p1 (µg/g de poussière, combinés).
- Le suivi à l’âge de 6 à 7 ans comportait un examen clinique, des tests cutanés, le dosage d’IgE spécifiques et un test à la méthacholine.
– Résultats :
- Aucune association particulière n’a été retrouvée pour l’évolution des symptômes en dehors de l’hyperréactivité bronchique (odds ratio ajusté [OR], 0.62 ;95% IC, 0.38-1.00 ; p<0.50 ; et OR, 0.53 ; IC, 0.27-1.04 ; p<0.65 pour des taux respectifs d’allergènes ≥2 µg/g et ≥10 µg/g).
- En présence d’antécédents parentaux d’allergie et d’asthme, il existait une association entre un test cutané positif aux acariens de la poussière de maison (OR, 2.09 ; IC, 0.93-4.73 ; p<0.76) et une exposition à des concentrations d’allergènes ≥10 µg/g.
- L’inverse se vérifiait pour les enfants sans antécédents parentaux.
- Une exposition ≥10 µg/g d’allergènes d’acariens était associée à une diminution du risque d’asthme allergique chez les enfants avec des antécédents familiaux (OR, 0.39 ; IC, 0.05-3.13 ; p<.376) et à un risque plus élevé chez les enfants sans antécédents familiaux (OR, 1.52 ; IC, 0.22-10.6 ; p<.673).
– Conclusion :
- l’hérédité parentale est une variable indépendante importante dans la relation entre une exposition précoce aux allergènes des acariens et le devenir atopique.
- Une exposition élevée au cours de la petite enfance est associée en présence d’antécédents parentaux à un risque augmenté de sensibilisation.
- Chez les enfants sans antécédents parentaux, cette exposition est au contraire protectrice.
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