L’omalizumab est efficace chez les patients allergiques et non allergiques ayant des polypes nasaux et de l’asthme. : Gevaert P, Calus L, Van Zele T, Blomme K, De Ruyck N, Bauters W, Hellings P, Brusselle G, De Bacquer D, van Cauwenberge P, Bachert C.
Upper Airways Research Laboratory, Department of Otorhinolaryngology, Ghent University Hospital, Ghent, Belgium
dans J Allergy Clin Immunol. 2012 Sep 26. pii : S0091-6749(12)01294-8. doi : 10.1016/j.jaci.2012.07.047.
– Contexte :
- Les patients adultes ayant des polypes nasaux ont souvent une comorbidité asthmatique, entraînant des conséquences importantes sur la qualité de vie de ces patients
- Les polypes nasaux et l’asthme peuvent représenter un challenge thérapeutique ; l’inflammation due à ces deux pathologies comporte de nombreuses caractéristiques communes, telles que l’éosinophilie des voies aériennes, la formation d’IgE locales, et un profil cytokinique TH2
- L’omalizumab est un anticorps murin humanisé anti-IgE qui a une efficacité prouvée chez les patients ayant un asthme allergique sévère
- L’omalizumab pourrait être une option thérapeutique pour les patients ayant des polypes nasaux et de l’asthme.
– Objectif :
- Le but de cette étude était d’étudier l’efficacité clinique de l’omalizumab chez des patients ayant des polypes nasaux et une comorbidité asthmatique.
– Méthodes :
- Les auteurs ont conduit une étude randomisée, en double-aveugle, contrôlée contre placebo, chez des patients allergiques et non allergiques ayant des polypes nasaux et un asthme associé (n=24)
- Les patients ont reçu 4 à 8 injections sous-cutanées d’omalizumab (n=16) ou de placebo (n=8)
- L’objectif principal était la réduction des scores totaux endoscopiques de polypes nasaux après 16 semaines
- Les objectifs secondaires incluaient des changements des scanners des sinus, des symptômes nasaux et asthmatiques, des résultats de questionnaires validés (questionnaire court de santé, score de rhinosinusite à 31 items, questionnaire de qualité de vie de l’asthme), et des taux de biomarqueurs dans le sérum et les sécrétions nasales.
– Résultats :
- Il y avait une diminution significative des scores totaux endoscopiques de polypes nasaux après 16 semaines dans le groupe traité par omalizumab (-2.67, p=0.001), qui était confirmée par l’analyse tomodensitométrique (score de Lund-Mackay)
- L’omalizumab avait un effet bénéfique sur les symptômes des voies aériennes (congestion nasale, rhinorrhée antérieure, perte de l’odorat, sifflements et dyspnée) et sur les scores de qualité de vie, indépendamment de l’existence d’une allergie.
– Conclusion :
- L’omalizumab a démontré une efficacité clinique dans le traitement des polypes nasaux associés à un asthme, ce qui suggère l’importance et la fonctionnalité de la formation d’IgE locales dans les voies aériennes.
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