Reproductibilité à intervalle variable des épidermotests de dépistage du risque atopique alimentaire chez des enfants choisis au hasard. Jesenak M, Banovcin P, Rennerova Z, Jakusova L, Havlicekova Z, Pohanka V, Villa MP, Ronchetti R.
Department of Pediatrics, 2nd School of Medicine, University of La Sapienza, Rome, Italy
dans Int J Dermatol. 2009 Sep ;48(9):941-6
La réalisation de tests épicutanés pour le dépistage de l’atopie n’est plus à présent une méthode empirique. Il s’agit d’un outil diagnostique standard afin de dépister les individus à risque d’allergie aux pneumallergènes et aux trophallergènes courants.
En revanche, le protocole de mise en œuvre de ces tests n’est pas établi formellement.
Il nous a semblé utile de vérifier pour le moins la reproductibilité dans le temps de ces tests, dans une population d’enfants tout-venants.
– Méthode :
- Cent dix-huit enfants choisis au hasard ont bénéficié de tests épicutanés avec 4 allergènes alimentaires natifs posés sur chaque côté du dos à deux reprises, à 1, 2 ou 3 semaines d’intervalle, ce qui constitue donc 3 groupes différents analysés.
– Résultats :
- Nous avons observé une reproductibilité médiocre des tests en comparant les côtés gauche et droit du dos, et ce dans les 3 groupes.
- La fréquence de reproductibilité des résultats observés, ainsi que le test statistique de Kappa, ne sont pas modifiés, y compris en analysant chaque côté du dos de façon indépendante.
- Il n’y a aucune différence significative de prévalence de l’atopie selon que les sujets aient ou pas des résultats reproductibles de positivité ou de négativité des épidermotests.
- Aucun des 3 groupes testés ne montre de prévalence plus ou moins fréquente à l’atopie en comparaison avec les 2 autres.
- Nous n’avons observé aucun lien non plus entre les positivités respectives des tests épicutanés et des prick tests pour le même trophallergène.
- Les interrogatoires spécifiques concernant les histoires cliniques antérieures d’allergie alimentaire n’ont été d’aucune aide pour avoir une idée précise en cas de non reproductibilité, donc de discordance de résultat, du même test épicutané effectué à 2 moments différents.
– Conclusion :
- Nos résultats révèlent une reproductibilité médiocre des tests épicutanés avec des trophallergènes courants, peu importe le moment du contrôle de ces tests d’ailleurs.
- Il nous semble urgent de développer des protocoles consensuels, reproductibles, et stables des tests épicutanés aux trophallergènes, en définissant clairement la nature et la concentration des allergènes étudiés, afin que nos tests soient d’une fiabilité sans faille à l’avenir.
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