Immunothérapie orale pour l’arachide chez des enfants ayant présenté une anaphylaxie à l’arachide. : # Katharina Blumchen, MD, Helen Ulbricht, Ute Staden, MD, Kerstin Dobberstein , John Beschorner , Lucila Camargo Lopes de Oliveira, MD, Wayne G. Shreffler, MD, PhD, Hugh A. Sampson, MD , Bodo Niggemann, MD, Ulrich Wahn, MD , Kirsten Beyer, MD
Department of Pediatric Pneumology and Immunology, University Hospital Charité, Berlin, Germany
dans The Journal of Allergy and Clinical Immunology
Volume 126, Issue 1 , Pages 83-91.e1, July 2010
– Contexte :
* La seule option thérapeutique pour l’allergie à l’arachide est actuellement une éviction stricte.
– Objectifs :
- Étudier l’efficacité et la sécurité d’une immunothérapie par voie orale (OIT) dans l’allergie à l’arachide.
– Méthodes :
- Vingt-trois enfants (âgés de 3,2 à 14,3 ans), ayant une allergie IgE médiée à l’arachide confirmée par un test de provocation orale contre placébo en double aveugle (DBPCFC), ont reçu une OIT selon un protocole rush avec des arachides grillées pendant 7 jours.
- Si la dose protectrice de 0,5g minimum n’était pas atteinte, les patients poursuivaient avec un protocole de progression de doses permettant une augmentation bihebdomadaire jusqu’à au moins 0,5g d’arachide.
- Une phase de maintenance de 8 semaines était suivie de 2 semaines d’éviction de l’arachide, et d’un DBPCFC final.
- Les paramètres immunologiques étaient déterminés.
– Résultats :
- Après une OIT selon le protocole rush, les patients n’ont toléré qu’une dose moyenne de 0,15g d’arachide.
- 22 des 23 patients ont poursuivi avec le protocole sur le long terme.
- Après une moyenne de 7 mois, 14 patients ont atteint la dose protectrice.
- Au DBPCFC final, les patients ont toléré une dose moyenne de 1g d’arachide (0,25 – 4 g) à comparer avec les 0,19 g d’arachide au premier DBPCFC avant l’immunothérapie (0,02 – 1 g).
- Dans 2,6 % des 6137 doses quotidiennes administrées, des effets secondaires légers à modérés ont été observés ; des symptômes d’obstruction bronchique étaient détectés dans 1,3 %.
- L’OIT a été interrompue chez 4 patients sur 22 en raison d’effets secondaires.
- Il existait une augmentation significative des taux sériques d’IgG4 et une diminution de production spécifique de l’arachide d’IL5, IL4 et IL2 par les PBMC après OIT.
– Conclusions :
- Un protocole d’immunothérapie sur le long terme apparaît comme sûr et bénéfique à certains patients souffrant d’allergie à l’arachide.
- Avec une augmentation des seuils de réactivité et une diminution de la production de cytokines TH2 spécifiques de l’arachide, l’induction de tolérance semble réalisable chez certains patients.
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