Pollution non allergisante sur le lieu de travail et développement d’une asthme. : Flodin U, Jonsson P.
Department of Occupational and Environmental Medicine, University Hospital, 581 85, Linkoping, Sweden
dans Int Arch Occup Environ Health. 2003 Sep 23
– Le but de ce travail a été de déterminer si une exposition professionnelle à des polluants non allergisants pouvait ou non augmenter le risque de développer un asthme.
– Méthode :
* 120 personnes ayant un asthme diagnostiqué par un médecin, âgés de 20 à 65 ans, ont été comparées à 446 patients témoins appariés selon l’age, et le sexe, et vivants dans le même milieu.
* Des données sur le travail, l’exposition à des allergènes, les habitudes tabagiques, le type de logement et les antécédents d’atopie ont été recueillies par un questionnaire envoyé par la poste.
* Le poste de travail a été qualifié propre ou pollué selon le jugement des patients référents par rapport à leur travail respectif.
– Résultats :
* 3 ans ou plus de travail dans une atmosphère polluée entraîne un Odd ratio de 1.7 (IC95% : 1-2.7).
* La stratification sur les habitudes tabagiques, le sexe et l’atopie ne modifie pas ces résultats, de même que l’exclusion des patients exposés d’une façon statistiquement significative à des allergènes comme la poussière de farine.
* Le tabac n’est pas un facteur de risque d’asthme.
* Le travail dans des bâtiments avec humidité et moisissures multiplie par 4 les facteurs de risque.
– Conclusion : Dans cette étude, l’exposition professionnelle à une pollution atmosphérique non allergisante est associée à une augmentation du risque de développer un asthme chez des adultes.
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