14 octobre 2002 ·  · 5122 lectures

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Les auteurs ont étudié les taux d’Ig E totales (et spécifiques) chez de jeunes enfants siffleurs et cherché si leur présence à des taux élevés était en relation avec les sifflements respiratoires.

Les taux élevés d’Ig E sont-ils associés à un wheezing précoce ? une étude prospective chez des enfants brésiliens. : Lopez N, de Barros-Mazon S, Vilela MM, Condino Neto A, Ribeiro JD. Dept of Pediatrics and Center for Investigation in Pediatrics, State University of Campinas Medical School, SP, Brazil. dans Eur Respir J 2002 Sep ;20(3):640-5

Les relations entre le wheezing ou l’asthme et les taux d’Ig E sériques dans les premiers mois de vie ne sont pas clairs.

 Le but de cette étude était de suivre la réponse Ig E chez des enfants qui ont ou n’ont pas développé un wheezing récurrent pendant leur première année.

 102 enfants nés à terme ont été randomisés, les Ig E ont été dosées dans le sang du cordon, et à 3, 6, 9 et 12 mois. Des Ig E spécifiques aux aliments et aux allergènes inhalés et des tests cutanés aux allergènes inhalés ont été également réalisés à 6 et 12 mois.

 Pendant le suivi clinique, 32 ( 31%) des enfants ont présenté deux ou plus épisodes de wheezing, et 70 (69%) n’ont rien eu.

 Les Ig E totales étaient significativement plus élevés à 12 mois chez les enfants avec wheezing, que chez les enfants sans symptômes.

 A 12 mois, les taux d’Ig E spécifiques au lait de vache, au blanc d’œuf, et aux acariens étaient plus élevés chez les enfants avec un wheezing récurrent.

 L’histoire familiale d’atopie n’avait pas d’influence sur le taux des Ig E totales.

 Les tests cutanés étaient positifs chez 14 et 23 % des enfants avec wheezing, respectivement à 6 et 12 mois.

Ces résultats font état d’une sensibilisation allergique précoce chez des enfants siffleurs, suggérant une altération du rôle immunorégulateur des cellules T , dans la production des Ig E .


Le mot de l'allergo

On reparle beaucoup de l’intérêt des dosages biologiques dans le diagnostic précoce et le suivi des patients allergiques, cette étude effectuée chez de très jeunes enfants confirme l’utilité de ces dosages.

La mise en place d’études plus larges paraît indispensable, permettant d’envisager les dosages biologiques comme outil de dépistage, diagnostique, pronostique et de suivi.

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