La rhinite allergique se traduit par une inflammation T2 dans la muqueuse nasale. Cette inflammation est possible du fait de la présence d’une flore microbienne, un microbiote, qui lui est favorable. L’hydrogène est un gaz connu pour ses effets anti-oxydants et anti-inflammatoires. Les auteurs se sont intéressés sur son effet dans la régulation du microbiote local dans la rhinite allergique.
Méthode
- Inclusion : des sujets de plus de 18 ans, pour qui la rhinite clinique a été diagnostiquée allergique à partir de prick tests, ayant arrêté les antibiotiques et corticoïdes (y compris locaux) depuis plus de 4 semaines.
- Exclusion : les rhinites à polypes, les sinusites, les tumeurs, les co-morbidités physiques ou psychiques et enfin les patients faiblement compliants.
- Échantillon : sont retenus dans le groupe testé 6 femmes et 24 hommes contre 8 hommes et 22 femmes dans le groupe témoin, les médianes sont de 30 ans pour l’âge (18-47).
- la flore est prélevée par écouvillonage des deux narines, en position couchée sur le dos, stockée à -80°C jusqu’à l’extraction de l’ADN.
- Dans le groupe sujet, de l’hydrogène à 66% est inhalé durant trois heures par jour, quatre semaines durant
- Les résultats sont suivis sur différents scores avant et après inhalation : un score analogique visuel de rhinite, un TNSS (score de symptôme nasal total), un RQLQ (questionnaire de qualité de vie dans la rhino-conjonctivite). Les IgE totales et l’éosinophilie sanguine sont également mesurés. Le dosage de l’ARN ribosome 16 s (ARNr16S) est utilisé pour suivre les populations de la flore nasale.
Résultat
- Les scores analogiques et symptomatiques sont significativement améliorés mais pas celui de la qualité de vie
- La flore bactérienne locale est significativement modifiée avec abondance de Ruminococcus et Erysipelotrichaceae
- Les IgE totale et l’éosinophilie sanguine sont également modifiés à la baisse.
- Il n’y a pas d’effet secondaire rapportés par les patients à ces inhalations.
Discussion
- le microbiote nasal semble jouer un rôle important dans l’entretien de la rhinite allergique
- l’hydrogène modifie l’inflammation locale en restaurant une diversité de flore microbienne et en agissant sur l’inflammation et l’activité oxydative
Envie de réagir?