Quantification des anticorps IgE et probabilité de sifflements chez l’enfant d’âge préscolaire. : Angela Simpson, MD, MRCPa, Lars Soderstrom, MScb, Staffan Ahlstedt, PhDbc, Clare S. Murray, MD, MRCPa, Ashley Woodcock, MD, FRCPa, Adnan Custovic, MD, PhDa
a From the North West Lung Centre, Wythenshawe Hospital, Manchester
b Pharmacia Diagnostics AB, Uppsala
c Institute Environmental Medicine, Centre for Allergy Research, Karolinska Institute, Stockholm
dans JACI Volume 116, Issue 4, Pages 744-749 (October 2005)
– Contexte :
- La sensibilisation IgE-médiée est généralement considérée comme une variable dichotomique (la sensibilisation existe ou non).
- L’analyse quantitative des anticorps IgE pourrait mieux prédire l’expression d’un sifflement.
– Objectifs :
- Dans le contexte d’une cohorte de naissance de population, nous avons étudié l’association entre sifflement, fonction pulmonaire et taux d’IgE spécifiques.
– Méthodes :
- Des enfants (n = 521) ont été suivis jusqu’à l’âge de 5 ans par l’intermédiaire de questionnaires répétés, de tests cutanés, de mesure de la fonction pulmonaire (mesure des résistances spécifiques des voies aériennes) et des taux sériques d’IgE spécifiques (immunoCAP).
– Résultats :
- En utilisant les IgE spécifiques comme variable continue, le risque de sifflements dans le présent a augmenté significativement avec l’élévation des IgE pour acariens, chat et chien (P < 0.0001).
- Lorsqu’on a additionné les taux d’IgE de ces 3 allergènes, la probabilité de sifflements dans le présent a augmenté de 1.33 fois (IC 95% 1.21-1.47 ; P < 0.0001) par unité logarithmique, correspondant à un odd ratio de 3.1 à 10 et de 4.25 à 30 kUA /l (Kilo Unités d’Allergène par litre).
- De la même façon, une élévation de la somme des IgE spécifiques d’acariens, de chat et de chien était associée avec une réduction de la fonction pulmonaire (P = 0.004).
- L’association la plus forte entre sifflements dans le présent et somme des IgE spécifiques d’acariens, de chat et de chien a été retrouvée parmi les enfants sensibilisés (n = 184) (odd ratio 1.28 ; IC 95% 1.13-1.46 ; P < 0.001), correspondant à un odd ratio de 2.56 à 10 et 3.32 à 30 kUA/l.
- Aucune association n’a été mise en évidence entre sifflement présent et taille de la papule des tests cutanés.
- De plus, le résultat de l’addition des IgE pour acariens, chat et chien à l’âge de 3 ans a augmenté le risque de sifflement persistant à l’âge de 5 ans (2.15 fois par unité logarithmique des IgE spécifiques).
– Conclusions :
- En matière de sensibilisation IgE-médiée, ce n’est pas une question de tout ou rien.
- La probabilité de sifflements et de diminution de la fonction pulmonaire augmente avec l’élévation des taux d’IgE spécifiques.
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