Allergie à l’arachide : différences cliniques et immunologiques chez des patients de 3 régions géographiques différentes. : Andrea Vereda, Marianne van Hage, Staffan Ahlstedt, Maria Dolores Ibañez, Javier Cuesta-Herranz, Jenny van Odijk, Magnus Wickman, Hugh A. Sampson
dans The Journal of Allergy and Clinical Immunology - 19 November 2010 (10.1016/j.jaci.2010.09.010)
– Contexte :
- L’allergie à l’arachide touche des personnes de diverses régions géographiques où les populations ont des habitudes alimentaires différentes et sont exposées à divers pollens de l’environnement.
– Objectifs :
- Nous avons cherché à décrire les caractéristiques cliniques et immunologiques de patients allergiques à l’arachide de 3 pays (Espagne, États-Unis et Suède) au moyen d’un diagnostic moléculaire.
– Méthodes :
- Des patients allergiques à l’arachide de Madrid (Espagne, n = 50), New York (États-Unis, n = 30), Göteborg et Stockholm (Suède, n = 35) ont été sélectionnés. -*Les données cliniques ont été obtenues soit à partir d’un questionnaire spécifique soit à partir des examens des dossiers.
- On a testé les anticorps IgE pour l’extrait d’arachide, les allergènes d’arachide rAra h 1, 2, 3, 8 et 9, ainsi que les allergènes croisants de bouleau (rBet v 1) et de pollen de Graminées (rPhl p 1, 5, 7 et 12).
– Résultats :
- Les patients américains avaient souvent des anticorps IgE pour rAra h 1 à 3 (56,7% à 90,0%) et ont souvent présenté des symptômes sévères.
- Les patients espagnols ont reconnu moins fréquemment ces 3 allergènes recombinants d’arachide (16,0% à 42,0%), étaient plus souvent sensibilisés à rAra h 9, la LTP (60,0%), et étaient généralement allergiques à l’arachide après être devenus allergiques à d’autres aliments d’origine végétale.
- Les patients suédois étaient plus fréquemment positifs pour rAra h 1 à 3 que les patients espagnols (37,1% à 74,3%) et ont enregistré le taux le plus élevé de sensibilisation à rAra h 8, une Bet v 1-like (65,7%), ainsi qu’à rBet v 1 (82,9% ).
- Les patients espagnols et suédois sont devenus allergiques à l’arachide à 2 ans ou plus tard, alors que les enfants américains sont devenus allergiques à environ 1 an.
– Conclusion :
- L’allergie à l’arachide a des profils cliniques et immunologiques différents dans différentes régions du monde.
- Le diagnostic moléculaire pourrait nous aider à mieux comprendre cette entité complexe.
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