Conseil nutritionnel, adhérence au régime et acquisition de tolérance chez l’enfant allergique à l’œuf : un suivi sur 5 ans : Clare Wendy Allen 1,2 , Andrew Stewart Kemp 1,2 and Dianne Elizabeth Campbell 1,2
1 Department of Allergy and Immunology, The Children’s Hospital at Westmead, Sydney, NSW, Australia , 2 Discipline of Paediatrics and Child Health, Clinical School, University of Sydney, Sydney, NSW, Australia
dans Pediatric Allergy and Immunology
Volume 20 Issue 3, Pages 213 - 218
L’allergie à l’œuf IgE-médiée est une allergie alimentaire fréquente dans l’enfance touchant environ 1-2% des enfants âgés de 2 ans.
L’éviction de l’œuf est le pilier du traitement de l’allergie à l’œuf ; cependant, on ne sait pas très bien quel type de conseil nutritionnel reçoivent les parents d’enfants allergiques à l’œuf et jusqu’à quel point il est suivi.
Cette étude avait pour but de vérifier :
- (i) le type et la source du conseil nutritionnel que reçoivent les parents dans un hôpital tertiaire,
- (ii) la plus ou moins grande adhérence des parents au conseil donné,
- (iii) quelles caractéristiques du patient ont influencé l’adhérence au régime et
- (iv) si une adhérence stricte au conseil diététique était un facteur identifiable de guérison de l’allergie à l’œuf.
– En 2006, un questionnaire a été envoyé à 261 parents d’enfants vus dans un service de pédiatrie tertiaire en 2003 et pour lesquels un diagnostic d’allergie à l’œuf avait été porté ; un test ouvert de provocation orale à l’œuf avait été pratiqué à l’hôpital chez 84 de ces enfants durant cette période (2003-2006).
– Les questions comportaient des données démographiques, des détails sur l’allergie à l’œuf, le régime d’éviction et l’acquisition d’une consommation d’œuf illimitée.
- Sur les 199 questionnaires effectivement reçus, 167 ont été renvoyés (84%).
- La moyenne d’âge de la cohorte était de 6.6 ans avec un suivi moyen de 5.5 ans depuis la première réaction.
- Soixante-six pour cent des sujets ont signalé une éviction permanente de tout aliment contenant de l’œuf.
- Quarante-sept pour cent des enfants avaient accidentellement été exposés à l’œuf.
- Il n’est pas apparu que la sévérité de la réaction initiale influence l’adhérence au régime conseillé.
- Sur les 84 enfants ayant eu, à l’hôpital, un test de provocation ouvert à l’œuf, 57 enfants ont été capables de consommer de l’œuf sans réaction clinique et ont été considérés comme guéris de leur allergie à l’œuf.
- Ces enfants ne différaient pas de ceux qui avaient eu une réaction positive au test de provocation en terme de conseil diététique reçu ni de degré d’éviction plus ou moins strict de l’œuf.
- De plus, les enfants qui avaient guéris de leur allergie à l’œuf ne différaient pas de ceux toujours allergiques au test de provocation mené à l’hôpital quant à la fréquence des ingestions accidentelles ou à la sévérité de la réaction initiale.
Ni l’éviction stricte de l’œuf ni l’existence d’ingestions accidentelles d’œuf ne sont apparues comme des facteurs influençant l’acquisition de la tolérance.
Envie de réagir?