Réaction asthmatique immédiate et retardée au sein des voies respiratoires basses chez les patients asthmatiques allergiques au chat. Étude comparative entre deux tests de provocation allergénique en condition expérimentale ou environnementale : M. B. Arvidsson, O. Löwhagen, S. Rak (2007)
Asthma and Allergy Research Group, Department of Respiratory Medicine and Allergology, Sahlgrenska University Hospital, Göteborg, Sweden
dans Allergy
Volume 62 Issue 5 Page 488 - May 2007
– Contexte
- Des tests standardisés expérimentaux de provocation aux allergènes sont utilisés en routine pour explorer les effets de l’exposition aux allergènes sur les voies respiratoires basses.
- Des tests de provocations allergéniques aux allergènes naturels de l’environnement sont également réalisés moins fréquemment toutefois, surtout en raison des difficultés rencontrées pour standardiser les méthodes, mais également pour des raisons de sécurité et de coût.
- Le but de cette étude était d’explorer les relations liant un test de provocation expérimental ou environnemental.
- Pour cette raison un modèle de test de provocation allergénique naturel fut développé.
– Méthode
- 62 patients présentant des symptômes allergiques en présence de chat avec atteinte des voies respiratoires basses, des tests cutanés en prick positifs, des IgEs positives au allergène de chat et une hyperréactivité bronchique furent inclus.
- Les 62 patients subirent un test de provocation bronchique spécifique au laboratoire puis en condition environnementale.
– Résultats
- Les 62 patients développèrent une réaction asthmatique immédiate (supérieur ou égal à 20% de chute du VEMS) au cours du test de provocation expérimental et 60% (37 /62) lors du test de provocation naturel.
- Une réponse asthmatique retardée (supérieure ou égale à 15% de chute du VEMS dans les 3 à 24 h) fut constatée dans 56% des cas(35/62), après le test expérimental.
- Après le test environnemental, 47%(29/62) des patients présentaient une réponse retardée.
- 34%(21/62) présentaient une réponse tardive dans les 2 modèles de tests de provocation et 31% (19/62) ne déclenchent aucune réaction tardive quel que soit le modèle.
- Ainsi, il y avait uniformité dans 65%(40/62) des patients dans les 2 modèles de tests de provocation.
– Conclusion
- Nous avons retrouvé des caractères communs dans la réponse aux allergènes inhalés entre les 2 modèles de test de provocation et nous pensons que le test de provocation aux allergènes expérimental est plus apte à détecter une inflammation dans les voies aériennes basses lors d’une faible exposition aux allergènes de l’environnement.
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