Perception par les parents de l’allergie à l’œuf : le test de provocation à l’œuf fait-il une différence ? : Andrew Stewart Kemp 1,2 , Clare Wendy Allen 1,2 and Dianne Elisabeth Campbell 1,2
1 Department of Allergy and Immunology, The Children’s Hospital at Westmead, Sydney, NSW, Australia , 2 Discipline of Paediatrics and Child Health, Clinical School, University of Sydney, Sydney, NSW, Australia
dans Pediatric Allergy and Immunology
Volume 20 Issue 7, Pages 648 - 653
– Objectif :
- L’objectif de l’étude était de déterminer l’effet d’un test de provocation orale à l’œuf chez des enfants sensibilisés à l’œuf sur la perception des parents relative à l’allergie de leur enfant.
– Méthodes :
- Un questionnaire a été rempli par les parents de 167 enfants présentant une sensibilisation à l’œuf et fréquentant les consultations externes pédiatriques.
- Le questionnaire comportait 10 questions concernant la perception par les parents de l’allergie à l’œuf de leur enfant.
- La perception parentale des enfants qui n’ont pas subi de test de provocation orale à l’œuf (n = 83) a été comparée à celle des parents dont les enfants avaient un TPO à l’œuf positif (n = 27) et dont les enfants avec un TPO négatif (n = 57).
– Résultats :
- Une différence significative (p = ≤ 0,02) a été observée entre le groupe TPO positif et le groupe TPO négatif pour ce qui concerne le style de vie et le fait que davantage de parents dans le groupe TPO négatif s’attendent à peu ou à pas d’inconvénient à venir pour l’enfant.
- Les réponses des parents dont l’enfant a subi un TPO à l’œuf différaient de façon significative (p ≤ = 0,005) de ceux dont les enfants n’ont pas subi ce test avec une réduction significative des paramètres suivants :
- l’effet sur l’organisation du régime en dehors du domicile,
- la perception d’être plus sévère comparativement aux autres maladies infantiles communes,
- s’ils trouvaient l’allergie à l’œuf comme étant modérément ou très stressante,
- si leur mode de vie a été modifié,
- l’attente peu importante ou non d’un malaise dans le futur d’avenir,
- et si les autres traitaient leur enfant de manière différente.
– Conclusions :
- La pratique du test de provocation orale à l’œuf était associée à une réduction des préoccupations négatives des parents.
- Pour six paramètres sur dix, les attentes concernant l’allergie à l’œuf chez les enfants qui avait subi le test de provocation étaient nettement meilleurs que ceux qui n’avaient jamais été testé, indépendamment de l’issue du test de provocation.
- La certitude renforcée obtenue par la pratique d’un test de provocation alimentaire pourrait représenter un résultat positif à la fois chez les enfants positifs et négatifs au test de provocation orale.
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