Caractérisation des protéines « Thaumatin-like » de la pêche et leur identification comme allergène majeur de la pêche. : 1. A. Palacín1,
2. L. Tordesillas1,
3. P. Gamboa2,
4. R. Sanchez-Monge1,
5. J. Cuesta-Herranz3,
6. M. L. Sanz4,
7. D. Barber5,
8. G. Salcedo1,
9. A. Díaz-Perales1
dans Clinical & Experimental Allergy
Volume 40, Issue 9, pages 1422–1430, September 2010
– Contexte :
- La pêche est le fruit le plus important responsable d’allergie alimentaire dans la région méditerranéenne.
- Pru p 3, la protéine de transfert lipidique, a été décrite comme l’allergène principal responsable de réactivités croisées avec d’autres aliments et d’autres pollens et comme étant liée à la sévérité des symptômes cliniques.
- Toutefois, la participation d’autres familles allergéniques ne peut pas être exclue.
- Les protéines de type « thaumatin-like protein » (TLP) ont été décrites comme des allergènes alimentaires de plusieurs fruits comme la pomme, la cerise, le kiwi, la banane mais aussi le pollen.
– Objectif :
- Identifier les membres de la famille TLP de la pêche et caractériser les allergènes supposés.
– Méthodes :
- A l’aide de l’électrophorèse bidimensionnelle d’un extrait de pêche et des immunodétections sur un groupe de patients allergiques à la pêche, les spots de fixation des IgE ont été identifiés et les protéines correspondantes purifiées et caractérisées comme allergènes, in vitro et in vivo.
- Trois isoformes, appartenant à la famille TLP, ont été purifiées par différents systèmes de chromatographie et caractérisées par séquençage des acides aminés N-terminal, par la détermination du poids moléculaire et par l’analyse de l’activité enzymatique (test β-1,3-glucanase et inhibition de la croissance fungique) .
- De la même manière, leur capacité de liaison aux IgE et leur activité allergénique ont été testées par ELISA, tests d’activation des basophiles et tests cutanés.
– Résultats :
- Deux TLP de pêches, Pru p 2.0101 et Pru p 2.0201, ont été identifiées comme ayant des liaisons aux IgE par électrophorèse bidimensionnelle.
- Une autre TLP de pêche, Pru p 2.0301, a été clonée et produite en tant que protéine recombinante dans un système de levures.
- Les trois isoformes ont été purifiées et caractérisées comme TLP par immunoblot à l’aide d’anticorps anti-TLP de châtaigne et anti-plante du complexe N-asparagine glycane (déterminant anti-réactivité croisée glucidique).
- Toutes ont fait preuve d’une activité β-1,3-glucanase et d’inhibition de la croissance fungique.
- Les trois TLP ont été reconnues dans environ 50% des sera des 31 patients analysés par ELISA.
- Toutes trois ont donné une réponse positive aux tests cutanés et/ou lors de l’activation des basophiles.
– Conclusion :
- Trois isoformes, appartenant à la famille TLP, ont été identifiées dans la pêche comme allergènes principaux.
- Leur prévalence, observée dans des analyses in vitro, ex vivo et in vivo, donne à penser qu’ils sont des allergènes importants et devraient donc être inclus dans le diagnostic de routine de l’allergie à la pêche, au moins dans la région méditerranéenne.
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