Les allergènes peptidiques de la noisette contenus dans la partie huileuse, notamment les oléosines, sont sous-représentés dans les extraits diagnostiques mais sont associés à des symptômes sévères : Laurian Zuidmeer-Jongejan1*, Montserrat Fernández-Rivas2, Marcel GT Winter1, Jaap H Akkerdaas1, Colin Summers3, Ans Lebens4, André C Knulst4, Piet Schilte5, Peter Briza6, Gabriele Gadermaier6 and Ronald van Ree17
1 Department of Experimental Immunology, Academic Medical Center, Meibergdreef 9, Amsterdam 1105 AZ, The Netherlands
2 Allergy Department, Hospital Clínico San Carlos, IdISSC, Madrid, Spain
3 CM&MC, Manchester, United Kingdom
4 Department Dermatology and Allergology, University Medical Centre Utrecht, Utrecht, The Netherlands
5 Department of Pediatrics, Medical Center Alkmaar, Alkmaar, TheNetherlands
6 Christian Doppler Laboratory for Allergy Diagnosis and Therapy, Department of Molecular Biology, University of Salzburg, Salzburg, Austria
7 Department of Otorhinolaryngology, Academic Medical Center, Amsterdam, The Netherlands
dans Clinical and Translational Allergy 2014, 4:4 doi:10.1186/2045-7022-4-4
– Objectifs
- Les allergènes extraits de l’huile des graines (OAPs), tels que les oléosines, ont été rapportés pour des aliments importants, tels que l’arachide, le sésame et la noisette.
- Cette étude recherche la présence de phénotypes cliniques spécifiques chez des patients réactifs aux OAPs, et si le diagnostic peut être fait par pricks tests.
– Méthodes
- Un extrait d’OAPs de noisette a été caractérisé par spectrométrie de masse pour identifier ses principaux constituants.
- Des anticorps polyclonaux de lapin dirigés contre ces OAPs de noisette.
ont été utilisés - La présence de OAPs dans les extraits commerciaux de noisette pour pricks tests a été étudiée par immunoblot.
- Des IgE spécifiques contre ces OAPs ont été mesurées dans le sérum de patients avec une histoire convaincante d’allergie à la noisette par RAST (n = 91), immunoblot (n = 22) et libération d’histamine des basophiles (n = 14).
– Résultats
- La spectrophotométrie de masse montre que les OAPs sont majoritairement composés d’oléosines de 14 et de 17 kDa, avec également une bande de 27 kDa contenant des dimères d’oléosines et d’une protéine non identifiée.
- 36/91 sérums contiennent des IgE spécifiques contre OAPs de noisettes, confirmée biologiquement par histaminolibération. La majorité (21/22) a reconnu les bandes des oléosines de 17 kDa, dont 11 exclusivement.
- Ces réponses IgE spécifiques vis à vis des OAPs, dominés par oléosine, ont été associés à des réactions systémiques à la noisette (OR 4,24, p = 0,015) et des pricks tests négatifs.
- L’analyse par immunoblot utilisant des anticorps spécifiques de lapin démontre que les réactifs commerciaux pour pricks sont pratiquement dépourvus de OAPs, pouvant donc entrainer de faux négatifs en pricks.
- L’enrichissement des réactifs commerciaux en OAPs restaure sur l’immunoblot la liaison aux IgE sériques de ces patients faux négatifs en tests cutanés.
– Conclusion
- Les allergènes de noisettes trouvés dans les extraits huileux, sont associés à des réactions systémiques plus graves et de fréquents tests cutanés négatifs.
- Les extraits diagnostiques « dégraissés » sont pratiquement dépourvus de ces allergènes, ce qui entraîne une faible sensibilité pour la détection des IgE contre ces molécules cliniquement pertinentes.
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