Contrôle et exacerbations de l’asthme : une étude auprès de plus de 3000 praticiens français : P. Demoly1, B. Crestani2, C. Leroyer3, A. Magnan4, N. Mounedji5, M. Humbert6
1Clinique des Maladies Respiratoires-INSERM U454, Hôpital Arnaud de Villeneuve, CHU Montpellier, Cedex ; 2Service de Pneumologie, Hôpital Bichat, Paris ; 3Service de Pneumologie, CHRU de la Cavale Blanche, Brest ; 4Service de Pneumo-Allergologie, Hôpital Sainte-Marguerite, Marseille ; 5Laboratoire AstraZeneca, Rueil-Malmaison Cedex, Cedex ; 6Service de Pneumologie et Rèanimation Respiratoire, Hôpital Antoine-Béclère, Clamart, Université Paris-Sud, France
dans Allergy 59 (9), 920-926
– contexte :
- le contrôle de l’asthme et la prévention des exacerbations sont les objectifs premiers de la prise en charge de l’asthme.
- Cependant, il y a un manque de définition universelle de ces notions qui peuvent donc avoir une signification variable selon la pratique du médecin.
– Méthodes :
- dans cette étude, 1805 médecins généralistes, 551 pneumologues, 176 allergologues et 470 médecins urgentistes/réanimateurs ont été sélectionnés au hasard à l’automne 2001, et priés de répondre à une question sur le contrôle de l’asthme et à trois questions sur les exacerbations de l’asthme.
– Résultats :
- pour ce qui concerne le contrôle de l’asthme,
- la présence de symptômes minimums a été le premier critère pour les spécialistes de l’asthme (pneumologues et allergologues),
- tandis qu’une fonction respiratoire normale a été choisie par les praticiens non-spécialistes (médecins généralistes et médecins d’urgence).
- Le premier critère d’exacerbation légère
- pour les spécialistes de l’asthme a été la survenue, pendant au moins deux jours, d’une augmentation de la fréquence de la dyspnée et/ou l’utilisation de Béta 2 mimétiques rapides.
- Pour les non-spécialistes, une dyspnée retentissant sur les activités quotidiennes et/ou le sommeil a été la notion choisie.
- L’hospitalisation a été unanimement reconnue comme le premier critère d’exacerbation sévère.
- Les critères suivants étant une diminution du débit pointe de plus de 30 % par rapport à la ligne de base sur deux jours consécutifs, et la survenue d’un épisode nécessitant des corticoïdes systémiques.
– Conclusions :
- cette étude souligne la complexité des notions de contrôle de l’asthme et d’exacerbation et fournit de nouvelles informations pour orienter les programmes d’éducation continue.
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