Statut allergique des écoliers ayant présenté des allergies alimentaires aux œufs, au lait ou au blé dans la petite enfance. : Takashi Kusunoki 1,2 , Takeshi Morimoto 3 , Ryuta Nishikomori 2 , Toshio Heike 2 , Tatsuya Fujii 1 and Tatsutoshi Nakahata 2
1 Department of Pediatrics, Shiga Medical Center for Children, Shiga, Japan , 2 Department of Pediatrics, Graduate School of Medicine, Kyoto University, Kyoto, Japan , 3 Center for Medical Education, Graduate School of Medicine, Kyoto University, Kyoto, Japan
dans Pediatric Allergy and Immunology
Volume 20 Issue 7, Pages 642 - 647
– Contexte :
- Bien que les enfants allergiques aux œufs, au lait ou au blé dans la petite enfance ont tendance à devenir tolérants à l’âge scolaire, le statut allergique de ces enfants en âge scolaire n’a pas été bien évalué.
– Objectifs :
- Pour étudier le statut allergique des écoliers qui ont évité les œufs, le lait ou le blé en raison d’une réaction allergique de type immédiate survenue avant l’âge d’un an (éviction alimentaire durant la petite enfance), nous avons réalisé auprès des écoliers une étude à grande échelle sur questionnaire.
– Méthode :
- Un questionnaire sur les maladies allergiques a été distribué aux parents de 14.669 élèves de 7 à 15 ans dans 30 écoles à Kyoto, au Japon.
– Résultats :
- Sur ce nombre de 14.669, 13.215 ont répondu (taux de réponse, 90,1%).
- Le taux d’enfants de 7 ans qui ont suivi une éviction alimentaire pendant la petite enfance était de 5,4%.
- Ce taux a diminué au fur et à mesure de l’augmentation de l’âge actuel des enfants, jusqu’à 3% chez les enfants de 15 ans, indiquant que l’allergie alimentaire chez le nourrisson avait tendance à devenir plus fréquente au cours des 8 dernières années.
- Bien que plus de 80% soient devenus tolérants à ces aliments à l’âge scolaire, la prévalence de l’asthme bronchique, de la dermatite atopique, de la rhinite allergique et de la conjonctivite allergique ont été significativement plus élevées dans ce groupe.
- En outre, l’éviction d’autres aliments (sarrasin, fruits de mer, fruits et autres) à l’âge scolaire a été observée à des fréquences beaucoup plus élevées que chez les enfants n’ayant pas suivi d’éviction alimentaire dans la petite enfance (odds ratio ajustées : 7,7 avec l’intervalle de confiance 5.9-10.2).
- Ce risque ne différait pas significativement entre ceux qui avaient et ceux qui n’avaient pas développé de tolérance pour les oeufs, le lait et le blé à l’âge de 3 ans.
– Conclusion :
- En conclusion, l’éviction alimentaire dans la petite enfance semble comporter un risque plus élevé non seulement pour la survenue d’autres maladies allergiques ( « Marche atopique »), mais aussi pour la survenue d’allergies à d’autres aliments (« Marche des allergènes alimentaires ») à l’âge scolaire, ce qui indique la nécessité d’une attention soutenue en matière d’allergie alimentaire.
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