Consommation de fruits et de légumes en relation avec l’allergie : affection liée à une modification de l’alimentation ? : Helen Rosenlund, Inger Kull, Göran Pershagen, Alicja Wolk, Magnus Wickman, Anna Bergström
dans The Journal of Allergy and Clinical Immunology - May 2011 (Vol. 127, Issue 5, Pages 1219-1225, DOI : 10.1016/j.jaci.2010.11.019)
– Introduction :
- De grandes enquêtes transversales suggèrent que la consommation de fruits et de légumes réduit les risques d’allergie chez les enfants, mais les résultats sont critiqués.
– Objectifs de l’étude :
- Les auteurs ont étudié l’association entre :
- l’absorption régulière de fruits et de légumes
- et les affections allergiques chez des enfants de 8 ans suédois,
- et ont évalué l’effet potentiel clinique d’une modification de cette consommation.
– Matériel et Méthodes :
- Il s’agit d’une étude transversale à partir de données d’une cohorte de suivi depuis la naissance d’enfants suédois.
- Des informations sur la consommation de fruits et de légumes aussi bien que les symptômes et le diagnostic de maladies allergiques ont été recueillis à l’aide d’un questionnaire parental lors du suivi à l’âge de 8 ans.
- Le taux des IgE vis à vis des allergènes alimentaires et respiratoires ont été obtenu par des prélèvements effectués à l’âge de 8 ans.
- Un total de 2447 enfants a été inclus.
- Les données ont été analysées par régression logistique.
– Résultats :
- Une relation inverse a été observée entre la consommation totale de fruits et la rhinite :
- OR, (quartile le plus haut par rapport au plus bas) : 0.62 (IC95% : 0.45 – 0.86)
- p tendant vers 0.002.
- Alors qu’aucune association n’a été observée pour les légumes de façon globale.
- Lors de l’analyse des aliments de façon individuelle, l’absorption de pommes/poires et carottes sont inversement associés à la rhinite, l’asthme et une dermatite atopique.
50% des enfants ayant une rhinite sont sensibilisés au pollen de bouleau, qui peut croiser avec pomme et carottes. - Après exclusion des enfants qui rapportent des symptômes allergiques alimentaires, la plupart des associations différentes qui ont été observées deviennent négatives ou non significatives
– Conclusion :
- Les auteurs confirment la relation inverse entre l’absorption alimentaire de fruits et les maladies allergiques chez l’enfant qui avait été observé dans les premières études publiées.
- Cependant, les données des auteurs montrent également que les manifestations cliniques induites par la consommation contribuent à cette association.
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