Test de provocation en double aveugle contre placebo de l’allergie à l’arachide : efficacité des procédures de masquage et activité allergénique de l’arachide présent dans la préparation : J. van Odijk1, S. Ahlstedt2,3, U. Bengtsson4, M. P. Borres2,5, L. Hulthén1
1Department of Clinical Nutrition, 2Pharmacia Diagnostics Uppsala ; 3Department of Environmental Medicine and Center of Allergy research, Karolinska Institute, Stockholm, Sweden ; 4Departments of Respiratory Medicine and Allergology, 5Pediatrics, Sahlgrenska Academy at Göteborg University, Göteborg, Sweden
dans Allergy 60 (5), 602-605.
– Etat des lieux :
- Un diagnostic fait par test de provocation en double aveugle contre placebo (DBPCFC) faciliterait le diagnostic de patients présentant une histoire de réactivité non certifiée.
- Il manque des directives permettant de guider les doses de provocation et la façon de masquer de fortes concentrations d’arachide.
– Objectifs :
- Les objectifs de l’étude sont :
- Développer et évaluer une recette en double aveugle contenant au minimum 10% d’arachide.
- Comparer la recette avec les recettes déjà publiées en terme d’aveugle, de goût, de texture et de liaison des IgE à l’arachide
– Méthodes :
- Une préparation (I) avec 10% d’arachide, a été développée, évaluée et utilisée en DBPCFC. Les tests de provocation ont été suivis par le développement d’une préparation concentrée (II) (15% d’arachide, 25% de graisse).
- La préparation II a été comparée avec la seule préparation publiée (III) (11% d’arachide, 7% de graisses) en ce qui concerne le goût, la texture et la disponibilité de l’arachide.
- La recette (IV) (12% d’arachide, 10% de graisses) a été développée en utilisant les mêmes méthodes.
- La liaison des IgE dans les préparations a été mesurée en utilisant une méthode d’inhibition.
– Résultats :
- Au cours des tests de provocation, un patient a réagi à 4 g, ce qui souligne le besoin de masquage de fortes doses d’arachide.
- L’évaluation entre les préparations II et III montre que seule la recette II était considérée comme masquée pour le goût.
- Une disponibilité 10 fois inférieure de la protéine d’arachide a été trouvée à 50% d’inhibition dans la recette II.
- La préparation IV présentait une meilleure liaison aux IgE, qui ne différait pas de l’extrait d’arachide d’origine.
– Conclusion :
- Le goût de l’arachide et la texture peuvent être cachés dans un milieu adapté.
- La concentration en graisse est importante pour la disponibilité de la protéine d’arachide dans les tests de provocation.
- Au cours des DBPCFC, la disponibilité de l’allergène doit être prise en considération.
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