Différences entre l’immunogénicité intrinsèque et l’allergénicité à Bet v 1 et aux trophallergènes relatifs révélées par mutagénèse dirigée. : Roulias A, Pichler U, Hauser M, Himly M, Hofer H, Lackner P, Ebner C, Briza P, Bohle B, Egger M, Wallner M, Ferreira F. Differences in the intrinsic immunogenicity and allergenicity of Bet v 1 and related food allergens revealed by site-directed mutagenesis.
dans Allergy 2013 ; DOI : 10.1111/all.12306.
– Contexte :
- L’allergie au pollen de bouleau est fréquemment associée à des réactions indésirables à différents fruits, noix, légumes, qualifiées de syndrome pollen - aliments qui sont dues à une IgE réactivité croisée principalement dirigée contre Bet v 1.
- L’immunothérapie allergénique (ITA) représente un traitement efficace pour les allergies respiratoires, mais celle-ci n’apporte pas obligatoirement d’amélioration sur le plan des allergies alimentaires concomitantes.
– Méthodes :
- En tant que candidats vaccins, Mal d 1 (pomme) ainsi que Cor a 1 (noisette) ont été conçus par des analyses in silico des allergènes respectifs.
- Les protéines ont été produites par mutagenèse dirigée en tant que variants de repliement de leurs allergènes parentaux.
- Du fait que Mal d 1 et Cor a 1 forment des agrégats dépendants de la cystéine, des mutants non agrégatifs dans lesquels la cystéine a été modifiée en sérine ont été générés.
- Les protéines ont été caractérisés physico-chimiquement, immunologiquement, et, dans des modèles in vivo, avec ou sans adjuvant.
– Résultats :
- Les protéines structurellement modifiées ont montré une diminution significative de la capacité à se lier aux IgE.
- Notamment, les deux modèles in vivo ont montré une immunogénicité réduite des variants de repliement hypoallergéniques.
- Quand ils sont formulés avec de l’alun, les mutants cystéine monomériques induisent une réponse immunitaire similaire à celle des allergènes parentaux agrégés, ce qui contraste avec les données publiées sur Bet v 1.
– Conclusion :
- Ces résultats conduisent à l’idée que la structure de Bet v 1 a des propriétés intrinsèques propres ce qui pourrait expliquer sa forte allergénicité.
- De toute évidence, ces caractéristiques ne sont pas entièrement partagées avec ses homologues alimentaires de la pomme et de la noisette.
- Ainsi, il est important pour combattre les allergies alimentaires en relation avec l’allergie pollinique sous des angles différents afin de produire des vaccins candidats efficaces pour traiter le syndrome oral bouleau/pomme.
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Bonjour,
J’ai toujours eu de la difficulté avec les pommes et les autres fruits de cette famille (prunes, poires, pêches), il y a quelques années j’ai introduit l’aubergine dans mon alimentation et résultat, mêmes symptômes : picotements dans la bouche, rougeurs autour de la bouche, très désagréable. J’ai remarqué que si je mange du fromage ou du pain tout de suite après l’aliment, avec une bonne quantité d’eau, les symptômes s’atténuent très rapidement. J’ai récemment passé des tests d’allergies (animaux) et je n’en n’ai aucune (bouleau inclu) et le seul lien que je vois entre les pommes et l’aubergine, c’est le pollène de bouleau... et le latex, j’ai tendance à faire de l’exzéma si je porte des gants de Latex trop longtemps, mais pour des petites expositions...de plus, certaines sortes de pommes semblent me donner aucun symptômes...je peux manger des amandes, mais pas des pacanes... bref, est-ce que ça peut quand même être une allergie croisée au pollène de bouleau ?