Suppression de la maladie allergique respiratoire à l’aide de lipoglycanes de mycobactéries.
: Ian Sayers, PhD a
Wayne Severn, PhD b
Connie B. Scanga, PhD a
Jenny Hudson, BSc(Hons) a
Graham Le Gros, PhD a
Jacquie L. Harper, PhD a *
From the aMalaghan Institute of Medical Research, Wellington School of Medicine ; and bAgResearch, Wallaceville Animal Research Centre, Upper Hutt New Zealand
dans JACI August 2004 • Volume 114 • Number 2
– CONTEXTE
- L’administration de mycobactéries tuées par la chaleur peut supprimer la maladie allergique chez la souris et chez l’humain.
- Les composants actifs de mycobactéries responsables de ces effets restent inconnus.
– OBJECTIF
- Nous avons cherché à identifier les composants actifs médiateurs de la suppression de la maladie allergique et d’en déterminer les caractéristiques structurelles susceptibles de jouer ce rôle.
– METHODES
- A l’aide d’un modèle murin de maladie allergique respiratoire, nous avons testé la capacité des fractions lipoglycanes de la paroi de mycobactéries à supprimer les éosinophiles des voies respiratoires.
- Des lipoglycanes isolés à partir de différentes souches de mycobactéries et modifiés chimiquement ont été utilisés afin d’explorer la relation structure-fonction.
- Différents marqueurs de la maladie allergique ont été mesurés, ils comprenaient le dosage des cytokines du lavage broncho-alvéolaire, la production des cytokines par les cellules T ganglionnaires et spléniques et les IgE/IgG1 spécifiques sériques.
– RESULTATS
- Nous avons identifié des lipoglycanes de la paroi de mycobactéries, lipoarabinomannanes et phosphotidyl-inositol-mannosides, capables de supprimer la maladie respiratoire (réduction des éosinophiles des voies respiratoires >70% ; P<0,03).
- L’analyse de la relation structure-fonction identifiait les chaînes acyl et les groupes mannose de ces molécules comme ayant un rôle dans cet effet.
- Les études méchanistiques ne permettent pas de mettre en évidence une suppression médiée par un rééquilibrage de la balance TH1/TH2.
- Nous avons pu observer une augmentation de la capacité des cellules T à sécréter l’interleukine 10 au niveau de la rate et des ganglions chez les animaux traités, suggérant que le mécanisme de la suppression est médiée par les cellules T.
– CONCLUSION
- Nous avons identifié les composants immunomodulateurs de mycobactéries responsables d’un effet protecteur observé à l’encontre de la maladie allergique ;
- ces constatations permettront la création d’une génération de composants synthétiques ou agonistes provenant des caractéristiques accessoires de l’ensemble des mycobactéries afin des les évaluer cliniquement chez l’homme.
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